Patrick Chan regagne son titre des Internationaux Patinage Canada

SAINT JOHN, N.-B. – Même Patrick Chan devient nerveux. Samedi soir, Patrick Chan a concouru contre neuf autres patineurs, mais surtout contre lui-même. Heureusement, il a gagné.

« Honnêtement, j’étais nerveux », a-t-il avoué après avoir obtenu 173,93 points pour son style libre (187,96 points représentent sa meilleure note) et 262,03 points en tout, loin derrière son record de 280,98 points aux Championnats du monde 2011.

Pour une raison quelconque, Patrick a commencé à entretenir des pensées négatives qui l’ont parfois fait échouer la saison dernière. Il trouvait la compétition difficile même avant d’amorcer son programme long. Lorsqu’il a mis pied sur la glace ce soir, il s’est efforcé de mettre en pratique ce qu’il avait appris la veille, durant l’exécution du programme court : se réjouir de participer à la compétition, y trouver du plaisir et prendre un quadruple saut à la fois.

Il a accompli cette mission, du moins à un moment donné pendant son programme sur une musique de Vivaldi. Il a facilement exécuté sa combinaison d’ouverture de quadruple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée ainsi que le quadruple saut piqué suivant. On lui a accordé des notes élevées pour le pointage de l’exécution des deux. Mais, ensuite le fichu triple Axel est revenu le hanter; il a transformé l’un en double, puis exécuté un simple au lieu d’un double Axel plus tard.

Il a aussi changé pour un double la dernière partie d’une séquence triple Lutz – simple boucle – triple Salchow. Et, durant les derniers moments de son programme, sa combinaison de pirouettes s’est déréglée et ne lui a valu qu’un niveau un. Lorsqu’il s’est immobilisé dans sa pose finale, la foule a éclaté en applaudissements.

C’était suffisant pour l’instant.

Yuzuru Hanyu, médaillé de bronze des Championnats du monde 2012, a fait une dure chute sur son quadruple Salchow d’ouverture, puis a mis la main sur la glace à l’exécution du quadruple saut de boucle piquée. Il a aussi perdu beaucoup de points lorsqu’il a produit un simple Axel – simple saut de boucle piquée pour ce qui devait être un triple-triple. Il s’est ressaisi après son difficile début, puis a accumulé suffisamment de points pour mériter la médaille d’argent avec 234,80 points, samedi. « Je ne suis pas très content de mon programme », a-t-il déclaré. « J’ignore pourquoi je suis tombé. »

Nobunari Oda, dont la carrière a connu des hauts et des bas depuis plusieurs années, s’est efforcé de se rebâtir comme aspirant au titre cette saison, essayant d’obtenir l’une des trois places olympiques que six hommes japonais se disputent. Il a remporté la médaille de bronze aux Internationaux Patinage Canada, après que ses tentatives de quadruples sauts se dissipent et qu’il fasse une chute sur un triple flip, ce qui aurait pu être pire. « Je suis plein de regrets », a‑t‑il dit. « Ma performance était loin de ma meilleure ». Il tente toujours de se qualifier pour la finale du Grand Prix, mais il aura besoin d’un autre excellent classement. La finale du Grand Prix constitue un critère de qualification pour l’équipe olympique japonaise.

Michal Brezina, de la République tchèque, a fait le contraire de ses pairs. La réussite de deux quadruples Salchows, l’un avec un double saut de boucle piquée, pour la première fois de sa carrière, l’a presque surpris, mais ses efforts se sont plus tard estompés, lorsqu’il a dit ne plus pouvoir sentir ses jambes. Il a terminé quatrième avec 218,32 points.

Elladj Baldé, le champion canadien junior de 2008, qui semble se faire une position, a tenté le quadruple saut, qui est devenu un triple lorsqu’il n’a pas cru avoir la puissance voulue. Il se trouve au septième rang au classement général.

Andrei Rogozine termine en huitième place.

Beverley Smith

Tessa Virtue et Scott Moir médaillés d’or avec leur danse libre pleine d’émotion aux Internationaux Patinage Canada

SAINT JOHN, N.-B. – Ce fut certainement une danse palpitante d’émotion. Avec leur élégant programme sur des concertos du compositeur russe Alexander Glazunov (aidé d’Alexander Scriabin), Tessa Virtue et Scott Moir ont raflé le cinquième titre des Internationaux Canada de leur illustre carrière.

Ils ont fait lever la foule, dans la patinoire de Harbour Station, alors qu’ils ont joué les rôles de leur vie, allant de jeunes gens sans souci à des personnes triomphant de la tragédie, le tout centré sur le lien qui les unit.

Tessa et Scott, champions olympiques de 2010, ont obtenu une note finale de 181,03 points, non leur note la plus élevée, celle-ci étant de 185,04 points, marquée aux Championnats du monde en mars dernier, à London, Ont., où ils ont été médaillés d’argent à la fin de la saison. Il y a toujours place à l’amélioration.

Tessa et Scott ont terminé 5,80 points devant les nouvelles étoiles Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, qui ont exécuté un fougueux tango et obtenu la médaille d’argent – et une autre ovation – avec 175,23 points. En troisième place avec leur toute première médaille du Grand Prix, l’équipe américaine de Madison Hubbell et Zachary Donohue a accumulé 153,20 points.

À sa deuxième compétition en une semaine, Madison était exténuée à son arrivée aux Internationaux Patinage Canada, faisant face à des douleurs notamment à la hanche et des commotions cérébrales antérieures. La goutte a fait déborder le vase à une séance d’entraînement, samedi matin, lorsque Zachary lui a accidentellement frappé la tête d’un coup de coude. Elle a pleuré à chaudes larmes. Et, elle a appris qu’elle pouvait continuer malgré tous les désavantages.

Alexandra Paul et Mitchell Islam sont passés de la septième à la quatrième place dans le style libre avec une danse libre rapide, mais élégante qui les a aidés à se classer au cinquième rang au classement général.

Le programme de Tessa et Scott rappelait leur programme olympique sur une musique de Mahler – il offrait la même élégance de ligne et de mouvement – mais l’équipe voulait montrer un côté différent. Leur patinage a changé, de même que la danse sur glace au cours des quatre dernières années. C’est un nouvel énoncé, qui leur est personnel.

Et, certains diraient que c’est un choix inhabituel, le recours à une musique russe qu’on n’a jamais entendue en danse sur glace auparavant. Il s’agit de la poursuite de leur prise de risques dans leurs choix musicaux.

« Remporter les Jeux olympiques, voilà notre principal but », a déclaré Scott. « Nous ne voulons pas utiliser de musique que d’autres ont utilisée. Nous ne voulons pas être comparés à quiconque. Nous voulons créer quelque chose de spécial. »

« Nous avons toujours été comme ça. Même lorsque nous avons sélectionné Carmen, nous tentions de faire quelque chose qui était différent de ce que le monde du patinage était habitué de voir. Nous voulons gagner les Jeux olympiques, mais nous ne sommes pas disposés à renier nos principes. »

Il a fallu beaucoup de temps pour que Kaitlyn Weaver et Andrew Poje choisissent une musique de tango. Finalement, Shae-Lynn Bourne les a gentiment incités à choisir une piste sonore d’une opérette qu’elle avait trouvée. « Shae-Lynn a toujours notre intérêt à cœur », a affirmé Kaitlyn. Le tango se trouvait sur leur liste de souhaits depuis deux ans environ.

« Nous voulions nous assurer que si nous faisions un tango, ce ne serait pas un tango habituel, parce que beaucoup a été fait à l’excès », a fait remarquer Andrew. « Nous voulions lui donner un côté plus lyrique et montrer davantage l’histoire entre un homme et une femme. »

Beverley Smith

Meagan Duhamel et Eric Radford remportent la médaille de bronze aux Internationaux Patinage Canada

SAINT JOHN, N.-B. – Avec leur ravissant programme sur une musique d’Alice au pays des merveilles, Meagan Duhamel et Eric Radford ont regardé de l’autre côté du miroir et se sont retrouvés avec une médaille de bronze et des notes auxquelles ils ne s’attendaient pas. Leur total? 190,62 points.

Meagan et Eric croient que leur programme exquis sur la musique d’Alice au pays des merveilles leur permet d’aspirer à une médaille olympique, mais des erreurs commises à Saint John leur ont donné une note beaucoup plus basse que d’habitude. « Malgré les erreurs, nous pouvions ressentir l’énergie dans l’édifice », a déclaré Eric.

L’une des choses les plus difficiles à accepter a été l’abandon d’une levée dans la deuxième moitié de leur programme. Ils ont perdu environ huit points en raison de cet élément. Eric a révélé que Meagan avait subi une blessure à l’épaule, il y a trois semaines, et pendant sa réadaptation, ils ont dû changer la technique de la levée. Peut-être qu’ils ont eu une incidence sur leur perte de points, mais ceci s’est produit à bien d’autres endroits, presque pour chaque élément en fait, sauf une levée à la toute fin de leur programme. Ils ont obtenu une ovation.

Et compte tenu du moment auquel la levée a été exécutée, ils dépendaient de la mémoire musculaire pour leur permettre de réussir, ce qui a échoué. « C’est difficile d’en déterminer exactement la cause », a ajouté Eric.

Les Italiens en cours de perfectionnement, Stefania Berton et Ondrej Hotarek, ont été les gagnants de leur première médaille d’or du Grand Prix. Ils étaient troisièmes aux Internationaux Patinage Canada de l’an dernier, leur classement antérieur le plus élevé. Ils ont bien réussi au Canada, arrivant dotés de Dracula, leur programme long chorégraphié par le célèbre concepteur canadien, David Wilson.

Stefania et Ondrej ont terminé avec 193,92 points, mais ils n’ont pas en fait gagné le programme long. Cet honneur appartient à l’équipe chinoise de patinage en couple composée de Sui Wenjing et Han Cong, qui ont exécuté une quadruple vrille – la première depuis leur victoire des Championnats du monde juniors en 2012. Blessés pendant presque toute l’année dernière, ils sont revenus avec un point d’exclamation.

Stefania et Ondrej ont en fait terminé deuxièmes dans les programmes court et long.

Paige Lawrence et Rudi Swiegers se sont classés en quatrième place, malgré la blessure, mais ce fut une nette amélioration par rapport au programme court, durant lequel ils ont terminé sixièmes. Ils ont retrouvé leur cran pour le programme long, ce que Paige appelle leur « côté animal sauvage », le désir de livrer bataille. Et, ils ont réussi un triple Lutz lancé vers la fin du programme et exécuté une puissante levée interminable.

Une troisième équipe canadienne, formée de Margaret Purdy et Michael Marinaro, a terminé au huitième rang, réussissant quelques éléments ratés la semaine dernière à Skate America, mais trouvé de nouveaux éléments où commettre des erreurs. Ce fut une expérience d’apprentissage pour cette équipe participant à son premier Grand Prix senior. Ils appliqueront les leçons apprises aux Championnats canadiens, à Ottawa, en janvier.

Meagan Duhamel et Eric Radford ont en fait mérité les deuxièmes plus hautes notes de composantes qu’ils n’aient jamais obtenues (66,34 points), malgré leurs erreurs. Ce fut une position bizarre pour eux, leurs notes techniques étant basses (54,71 points) et leurs notes de composantes de programme étant élevées. L’équipe chinoise gagnante a obtenu des notes techniques de 65,76 points et les Italiens ont fini avec 63,41 points, leur meilleur classement à des Championnats de monde dans le passé ayant été une 10e place l’an dernier.

Beverley Smith

Kaetlyn Osmond se retire des Internationaux Patinage Canada; Julia Lipnitskaia, de Russie, s’empare de la médaille d’or à Saint John

SAINT JOHN, N.-B. – La championne canadienne Kaetlyn Osmond avait une mine tranquille et sombre, samedi après‑midi, lorsqu’elle s’est retirée de l’épreuve féminine aux Internationaux Patinage Canada, après avoir été cinquième dans le programme court.

Elle avait lutté pour surmonter une blessure de « réaction au stress » et accomplir des miracles, simplement pour être ici, mais un nouveau problème s’est manifesté samedi matin. À son réveil, elle a ressenti une douleur dans le haut de sa jambe droite. C’était très douloureux, a‑t‑elle affirmé.

Elle espérait que les choses s’arrangent, pensant que ce n’était peut-être qu’une crampe et que le mouvement réglerait le problème. Elle est allée à l’entraînement commençant à 9 h 20, mais n’a passé que cinq minutes sur la glace, lorsqu’il est devenu clair qu’elle ne pouvait pas supporter son poids sur sa jambe et ne pouvait la lever très haute.

Kaetlyn soutient qu’il s’agit d’un problème lié au tendon du jarret et déjà tout est en branle pour amorcer son traitement lundi à Edmonton, où elle s’entraîne.

« Nous avons simplement décidé qu’il serait préférable que j’abandonne la compétition », a‑t‑elle signalé tristement. Elle soutient que c’est une blessure qu’elle a déjà subie, qui a guéri mais est revenue à quelques mois d’intervalle. La blessure ne lui nuisait que pendant deux heures environ, mais la douleur est beaucoup plus intense et, en fait, elle ignore de quoi il s’agit cette fois-ci.

« Je suis manifestement déçue de ne pouvoir présenter mon programme long pour lequel je me suis entraînée », a-t-elle fait remarquer. Pendant qu’elle souffrait de sa « réaction au stress », elle a travaillé la chorégraphie et s’est entraînée hors glace. « Lorsque je suis revenue, j’étais vraiment déterminée à participer à cet événement », signale-t-elle. « Mon programme long est mon favori. »

Elle espère se rétablir suffisamment pour s’entraîner en vue du prochain événement du Grand Prix, la Coupe de Russie, le dernier des six événements du Grand Prix. Ceci lui donne du temps. L’événement russe du Grand Prix n’a typiquement jamais été le dernier événement, donc elle est chanceuse.

L’épreuve féminine aux Internationaux Canada a plus tôt souffert du retrait de la championne olympique de 2010, Kim Yu-Na, de la Corée du Sud, en raison de blessures métatarsiennes. Et, elle a aussi perdu l’ancienne médaillée d’argent des Championnats du monde, Alena Leonova, de Russie.

Sans elles, l’événement a néanmoins fait preuve de vigueur, avec Julia Lipnitskaia, de Russie, une patineuse espiègle et flexible âgée de 15 ans, qui a été victorieuse avec 198,23 points. Julia n’a pratiquement pas commis d’erreurs, a ébloui la foule avec ses pirouettes comptant de grands coups de pied et mérité une ovation.

Elle a reçu des niveaux quatre pour tous ses éléments. Il n’y a toutefois aucune garantie qu’elle se rendra aux Jeux olympiques : la fédération russe se servira de ses propres championnats et des championnats européens pour sélectionner les athlètes qu’elle enverra à Sotchi.

La patineuse de longue date, Akiko Suzuki, du Japon, âgée de 28 ans, a remporté sa troisième médaille d’argent aux Internationaux Patinage Canada, passant de la troisième place après le programme court pour terminer avec 193,75 points, devançant de beaucoup Gracie Gold, qui était en tête durant le programme court, mais qui a fait une chute sur un triple Lutz et chancelé à la sortie d’un triple Salchow comportant une rotation insuffisante.

L’ancienne championne canadienne Amélie Lacoste a terminé en cinquième place avec un enthousiasme renouvelé pour son sport et la nouvelle venue au Grand Prix senior, Veronik Mallet, s’est retrouvée en huitième place.

Beverley Smith

Tessa Virtue et Scott Moir premiers; Kaitlyn Weaver et Andrew Poje deuxièmes après les danses courtes aux Internationaux Patinage Canada

SAINT JOHN, N.-B. – Les champions olympiques de 2010, Tessa Virtue et Scott Moir, se trouvent en première place après la danse courte avec une note de 73,15 points, aux Internationaux Patinage Canada, un événement du Grand Prix. Ils détiennent une avance de 2,80 points sur leurs compatriotes Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, qui ont été agréablement surpris de leur meilleure note personnelle de 70,35 points, en début de saison.

Tessa et Scott ont présenté une forte performance, avec des niveaux quatre pour leurs levées avec rotation et leur séquence de pas, mais ont cafouillé la section de volte de leur danse courte.

Madison Hubbell et Zachary Donohue des États-Unis, quatrièmes à Skate America la semaine dernière, étaient ravis d’occuper la troisième place et de pouvoir participer à leur première conférence de presse du Grand Prix, ayant obtenu 60,92 points, plus de 10 points derrière Kaitlyn Weaver et Andrew Poje.

Alexandra Paul et Mitchell Islam, tellement habiles avec leur Quickstep charmant à Obertsdorf qui leur a permis de gagner la danse courte avant de remporter la médaille de bronze au classement général, ont terminé septièmes des huit équipes, malgré qu’ils aient fait l’objet d’une ovation au Harbour Station Arena.

« De toute évidence, nous avons quelques éléments techniques à travailler », a avoué Alexandra. « Mais, l’exécution même du programme s’est bien déroulée et la foule s’est vraiment enthousiasmée. »

Ils n’ont obtenu qu’un niveau un pour leur deuxième séquence de Finnstep, mais des niveaux quatre pour leurs voltes et une levée avec rotation. « Ce n’est pas la danse la plus cohérente pour les concurrents, si on prend en considération les niveaux de compétitions antérieures », a déclaré Alexandra.

Tessa et Scott se sont bien sortis de ce piège, mais admettent que leur exécution de voltes a été « audacieuse ».

Scott a reconnu avoir eu « un moment » avec Tessa avant qu’ils ne patinent. « Nous ne savons jamais quelle direction prend notre carrière et si nous patinerons l’an prochain, des questions auxquelles nous ne voulons pas répondre immédiatement. »

Il s’est retrouvé plein d’émotions en position de départ, pensant que ceci pourrait être sa dernière participation aux Internationaux Patinage Canada.

« Nous nous sentions très à l’aise la première minute et demie », a-t-il affirmé. « Après l’annonce des notes, nous savons que nous devons faire mieux. À ce stade de l’année, c’est vraiment important. »

Tessa signale qu’ils se sont très bien entraînés à exécuter les voltes à la maison, mais aux deux compétitions précédentes, ils ont trébuché une ou deux fois pendant les voltes. Maintenant, ils doivent faire face à la situation, peut-être changer le moment de leur exécution. « Ce n’est pas quelque chose que nous voulons risquer à l’avenir », a-t-elle ajouté.

Kaitlyn Weaver et Andrew Poje ont été visiblement surpris lorsqu’ils ont regardé un enregistrement des erreurs de Tessa et Scott. « Ils sont des champions olympiques, ce que nous nous efforçons d’être », a signalé Kaitlyn. « Et, bien que leurs erreurs soient assez inhabituelles, pour moi ils constituent l’équipe de danse sur glace par excellence de notre époque. »

Andrew soutient qu’ils se sont mis au défi d’obtenir chaque niveau et chaque point clé possible, ce qui n’est pas facile : il y a tellement peu de différences entre les niveaux, mais elles peuvent vraiment s’accumuler. « Nous avons été heureux de voir que nous avons obtenu si tôt un grand nombre des points clés que nous recherchions », a-t-il déclaré.

Kaitlyn et Andrew ont eu des niveaux quatre pour tous leurs éléments, même pour les deux Finnstep, sauf pour la séquence de pas sur la ligne médiane, qui leur a valu un niveau trois. Leur interprétation de danse à claquettes de 42nd Street leur a réussi.

Beverley Smith

Patrick Chan prend une avance considérable après le programme court à Saint John

SAINT JOHN, N.-B. – Il n’a fallu qu’un tout petit moment de doute pour remplacer un quadruple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée par un triple-triple, une bonne combinaison selon les normes d’épreuves de certaines patineuses, mais non pour le triple champion du monde Patrick Chan.

Patrick n’a exécuté qu’un a triple saut de boucle piquée – triple saut de boucle piquée au début de son programme court, un bijou sur une musique de Rachmaninoff qui lui a valu des points dignes d’un record du monde aux Championnats du monde, en mars dernier. Toutefois, le patineur s’est ressaisi et s’est assuré d’obtenir tous les points nécessaires pour obtenir une excellente note de 88,10 points et terminer premier dans le programme court.

Patrick devait se mesurer à d’excellents patineurs japonais, mais lorsqu’un Nobunari Oda revigoré a fait une chute durant son quadruple saut et que Yuzuru Hanyu a fait un simple au lieu d’un triple Lutz, qui est devenu une combinaison de simple Lutz – triple saut de boucle piquée, l’attaque japonaise s’est un peu un peu ralentie.

Nobunari Oda a terminé deuxième avec 80,82 points, se sauvant par l’ajout d’un triple saut de boucle piquée à la fin d’un triple Lutz. De façon importante, la note technique de Nobunari de 43,61 points a devancé celle de Patrick par 0,44 point. Patrick l’a battu pour les composantes de programme, de presque sept points.

Yuzuru Hanyu se trouve en troisième place avec 80,40 points, seulement une fraction de point derrière Nobunari.

L’ancien champion américain Jeremy Abbott s’est racheté en réussissant un quadruple saut dans le programme court, bien qu’il ait exécuté un double au lieu d’un triple Lutz, trop proche de la bande, et il a mis la main sur la glace à son triple Axel. Son programme chorégraphié par son idole d’enfance Robin Cousins, le champion olympique de 1980, le place au quatrième rang.

« Ce fut tellement un gros obstacle à surmonter à ce moment » a signalé Jeremy. « Ceci montre que je peux aspirer à une médaille à l’instar de tout autre patineur au monde ». Il a obtenu 74,58 points.

L’épreuve masculine a aussi été le théâtre d’une autre lutte, celle pour la troisième place des hommes canadiens aux Jeux olympiques. Cette fois, Elladj Baldé a tenté sa chance en réussissant le premier quadruple saut en compétition de sa carrière. Il a aussi ajouté un double saut de boucle piquée à la fin, après avoir mis une main sur la glace durant l’exécution du quadruple saut. Il prévoyait exécuter un triple saut, mais la main posée sur la glace lui a fait abandonner cette idée.

Elladj se trouve en sixième place devant Andrei Rogozine, qui a mérité de participer aux championnats du monde de l’an dernier au lieu d’Elladj. Andrei a décidé de ne pas courir de risques hier afin de retrouver sa confiance et a patiné sans faute – sans quadruple saut. Il est actuellement classé en neuvième place parmi les 10 hommes, avec 68,31 points. Sa combinaison était un triple flip – triple saut de boucle piquée, le seul patineur de l’épreuve qui n’a pas tenté un quadruple saut.

« C’est un gros avantage pour moi », affirme Elladj, qui soutient que son ardeur au travail et son entraînement aux côtés de son nouveau meilleur ami, Patrick Chan, l’ont aidé. Ils semblent inséparables.

En ce qui concerne Patrick, il signale avoir exécuté parfaitement sa combinaison quadruple-triple durant l’échauffement, lorsqu’aucune pression ne s’exerçait sur lui. Néanmoins, durant la compétition, le triple champion du monde a commencé à éprouver des doutes et il a hésité, patinant lentement dans cette première combinaison.

Ensuite, Patrick s’est ressaisi et s’est secoué pour retrouver son rythme. C’est tout ce qu’il a fallu.

Beverley Smith

Meagan Duhamel et Eric Radford prennent une légère avance après le programme court de patinage en couple aux Internationaux Patinage Canada

SAINT JOHN, N.-B. – Ce fut une journée difficile. Au milieu de la conférence de presse pour le programme court de patinage en couple, un boyau au-dessus de l’estrade a spontanément déversé une bonne quantité d’eau sur les gagnants, Meagan Duhamel et Eric Radford.

« Ce n’est pas une bonne journée », a avoué Meagan, après avoir trébuché à la sortie d’un triple Lutz côte à côte, puis avoir mis les deux mains sur la glace à la réception d’un triple Lutz lancé aux Internationaux Patinage Canada, le deuxième de six événements du Grand Prix. « Voilà ce qui arrive quand on rate son triple Lutz », a-t-elle ajouté.

Quel les Lutz soient maîtrisés ou non, Meagan et Eric se trouvent en tête, bien que seulement par 0,15 point de plus que l’équipe italienne compromise par des séances d’entraînement ratées hier et mercredi. Seulement 0,55 point sépare les trois premières places. Elles se trouvent essentiellement à égalité avant le programme long de dimanche.

Stefania Berton et Ondrej Hotarek d’Italie occupent la deuxième place avec 69,38 points, leur meilleure note personnelle, derrière Meagan et Eric avec 69,57 points. En troisième place se trouvent les patineurs chinois Sui Wenjing et Han Cong avec 69,02 points. Les Chinois avaient raté presque toute la saison dernière alors que Sui souffrait d’épiphysite, une blessure du cartilage de conjugaison. Sui est de retour, guérie et peut tout faire, affirme Han.

Les trois équipes ont été tenues de quitter l’estrade pour le reste de la conférence, avec Ondrej passant le microphone aux patineurs et journalistes dans la salle. « J’ai l’impression d’être un monologuiste comique », a-t-il dit. (Plus tard, les organisateurs ont bougé le podium plus vers l’avant de sorte que le boyau qui fuyait soit hors de portée.)

Meagan et Eric ont reconnu leurs erreurs, philosophiquement, et considéré les choses en perspective. « Si nous avions patiné sans erreur, nous aurions été effrayés », a signalé Meagan. « Nous ne commençons pas notre saison comme ça. »

Sur une note positive, Meagan et Eric ont atteint un niveau de trois pour leur triple vrille : un but atteint.

La saison dernière, les champions canadiens avaient appris une formule pour leur progression : aux championnats nationaux, les choses commençaient à bien aller. Jusqu’à présent, cette saison, ils se sentent prêts, leurs erreurs cette fois étaient inhabituelles et ils ne s’y étaient pas attendus. « Mais, je pense que l’évolution était meilleure et notre deuxième note (31,96 points) est semblable à celle avec laquelle nous avons fini la saison dernière », a affirmé Eric.

Par ailleurs, l’an dernier aux Internationaux Patinage Canada, avec un programme sans faute, ils ont obtenu 64 points. À la fin de la saison, aux Championnats du monde, où ils ont remporté la médaille de bronze, leur note du programme court est passée à 73 points. Avec une note de 69 points, ils sont convaincus que le travail fait cet été porte ses fruits et ils espèrent atteindre presque les 80 points d’ici les Championnats nationaux.

Ils sont habitués à des notes serrées après le programme court : aux Championnats nationaux de 2012, à Moncton, N.-B., trois équipes étaient essentiellement à égalité pour la première place et ils ont remporté la médaille d’or.

Ce qui est différent, c’est que Meagan et Eric patinaient sur une musique appelée Tribute, composée par Eric. Il admet que ce fut bizarre d’entendre sa propre musique. Il a senti un frisson lorsqu’il a commencé la section de jeu de pieds et que la musique a atteint un crescendo et un autre frisson au début de la spirale de la mort. Beaucoup ont senti un frisson lors des premières notes de la musique qu’Eric a composée en l’honneur de l’entraîneur qui lui avait tant enseigné à propos du patinage, Paul Wirtz, décédé il y a plusieurs années.

En ce qui concerne les sympathiques Italiens, Ondrej Hotarek a signalé qu’il s’est senti fatigué au début du programme sur la musique de Le Masque (ceci explique son pantalon jaune fluorescent, monté au-delà de sa ceinture avec des bretelles). « J’étais un peu fatigué, mais j’ai simplement tenu la main de Steffi, qui était tellement forte, et elle a dit allons-y, nous sommes capables », a-t-il fait observer. « Je pense que je dois la remercier aujourd’hui. Ce fut une excellente journée. »

La foule a retenu son souffle lorsque l’équipe a exécuté sa levée lasso inversée, durant laquelle Ondrej lève sa minuscule partenaire au-dessus de sa tête, puis la tient d’une main alors qu’elle glisse dans une position dans laquelle ses pieds sont plus élevés que sa tête – une manœuvre très risquée.

Ondrej dit qu’il n’aurait pas tenté un tel mouvement s’il n’avait pas été en mesure de récupérer ses patins, perdus dans ses bagages lorsqu’ils ont quitté Detroit pour le Canada. Ondrej est arrivé à Saint John et les sacs mal étiquetés sont allés Chicago, une ville où ni l’un ou l’autre n’était allé.

Ondrej a patiné à ses deux premières séances d’entraînement jeudi avec des patins de rechange appartenant au patineur de patinage en simple masculin, Ross Minor, mais Ondrej n’était pas à l’aise parce que la position de la lame était différente. Il était sur le point d’utiliser des patins de rechange de Patrick Chan, mais grâce à l’aide d’un officiel de l’ISU qui avait personnellement téléphoné et retracé les sacs, Ondrej a obtenu ses patins tard jeudi et était prêt à l’action.

L’ISU a permis aux Italiens d’avoir une séance d’entraînement après la fin de la journée d’entraînement de jeudi. Ce fut en effet spécial. Les Italiens ont patiné comme s’ils avaient des ailes. Ils ont exécuté leur folle levée deux fois.

Sui et Han, en troisième place, ont obtenu des notes très élevées pour leur triple flip lancé et n’avaient aucune déduction. Ils venaient de quitter leur entraîneur de longue date, Lo Buan pour l’entraîneur renommé de patinage en couple, Yao Bin, et son nouveau collègue d’entraînement, Zhao Hongbo, qui a remporté la médaille d’or en patinage en couple aux Jeux olympiques de Vancouver avec Shen Xue. « Nous apprenons de plus en plus à patiner », a déclaré Han. « Ceci nous fait prendre de la maturité. »

Paige Lawrence, de Kipling, Sask., et Rudi Swiegers, de Virden, Man., ont terminé en sixième place parmi les huit équipes après que Paige touche la glace de ses mains à la suite d’une rotation insuffisante d’un triple saut de boucle piquée et fasse une chute sur un triple Lutz lancé.

L’équipe a dû s’adapter à son calendrier d’entraînement en raison des blessures de Paige : elle s’est foulé le tendon d’Achille de son pied gauche de réception, pendant l’été. Ceci s’est amélioré, mais elle a compensé pour la blessure et s’est foulé les muscles de l’aine et du tendon du jarret. Elle portait un gros bandage sur la cuisse gauche hier soir. Ils ont passé quelques mois à se concentrer sur la chorégraphie et la performance, parce qu’ils devaient tirer parti le mieux possible de la situation.

Margaret Purdy, de Strathroy, Ont., et Michael Marinaro, de Sarnia, Ont., les médaillés d’argent des Championnats du monde juniors, qui ne participent qu’à leur deuxième événement international, ont eu une journée difficile, alors que Margaret a fait la réception d’un triple saut de boucle piquée sur deux pieds, et ils ont abandonné la levée. Ils ont eux aussi subi des blessures. Margaret s’est blessé une épaule durant l’été et n’a eu que deux semaines d’entraînement avant de concourir à Skate America la semaine dernière.

 

Beverley Smith

Désignation Maître communicateur de l’ IABC Canada conférée à Barb MacDonald, de Patinage Canada

OTTAWA (ONT.) – L’Association internationale des professionnels de la communication (IABC Canada) a honoré Barb MacDonald en lui conférant la désignation Maître communicateur. Plus grand honneur décerné par l’organisation, ce prix reconnaît le dévouement et le succès de Barb dans le domaine des communications. Elle a reçu le prix la fin de semaine dernière au congrès de l’IABC Canada, à Victoria, C.-B.

La désignation Maître communicateur de l’IABC, le plus grand honneur qu’accorde l’association à une personne, est un prix d’excellence pour l’œuvre de toute une vie. La désignation reconnaît les communicateurs canadiens exceptionnels dont le travail a fait honneur à l’IABC, la profession, son organisation ou ses clients et dont les contributions ont élevé les normes de la communication organisationnelle au Canada. L’IABC Canada n’a reconnu que 46 Maîtres communicateurs depuis que la création de la désignation en 1980.

Pendant presque 30 ans, Barb MacDonald a principalement travaillé dans le domaine des communications, commençant à exercer ses fonctions au Conseil d’éducation de Carleton. Elle a ensuite obtenu la désignation de communicatrice professionnelle agréée de l’IABC, ce qui l’a incitée à devenir consultante, offrant des conseils stratégiques en matière de communications à divers clients et organismes. Depuis 2010, Barb est la directrice des Communications générales de Patinage Canada.

Dans le cadre de son expérience internationale, Barb MacDonald a été chargée de la supervision des opérations médiatiques à divers événements sportifs dans le monde entier – tout particulièrement aux Jeux olympiques. Sa participation aux Jeux l’a emmenée aux États-Unis, en Italie, en Chine et en Grande-Bretagne. En 2006, elle s’est rendue à Doha, au Qatar, pour les Jeux asiatiques et en Jamaïque et à Antigua, pour la Coupe du monde de cricket en 2007. Elle est aussi lauréate de quatre prix Gold Quill de l’IABC, pour l’excellence dans la profession des communications.

Dans sa mise en candidature, on note que Barb MacDonald, une professionnelle hors pair en communications, qui s’empresse toujours de partager ses connaissances et ses conseils experts avec d’autres communicateurs. Elle a fait diverses présentations sur le perfectionnement professionnel et des études de cas pour l’IABC et d’autres organisations et travaillé avec des membres de l’IABC pour les aider à obtenir leur accréditation.

« Barb est un membre précieux de la communauté de l’IABC Ottawa », a déclaré Kelly Rusk, présidente sortante de l’IABC Ottawa et auteure de sa mise en candidature. « Elle fait preuve d’excellence dans les communications de nombreuses façons concrètes en plus d’être toujours prête à mettre son expertise au profit de notre chapitre et de ses membres ou d’aider à titre bénévole. »

Barb MacDonald est le premier membre de l’IABC Ottawa à se voir décerner cet honneur depuis 2000.

À propos de l’IABC Ottawa
Fondée en 1970, l’Association internationale des professionnels de la communication (IABC) constitue un réseau de plus de 15 500 professionnels des communications et du marketing provenant de plus de 80 pays. Établi en 1976, le chapitre d’Ottawa de l’IABC permet aux membres de puiser dans de vastes ressources et de profiter d’occasions qui les aideront à les mettre en valeur en tant que communicateurs. L’IABC Ottawa s’efforce d’offrir des occasions de perfectionnement professionnel et de réseautage aux professionnels des communications et du marketing créatifs tout en prônant l’excellence dans l’industrie. L’IABC Ottawa regroupe des professionnels des communications et du marketing créatifs qui, ensemble, font carrière et assurent leur réussite dans leur domaine respectif.

 

L’équipe canadienne converge sur l’Est en vue des Internationaux Patinage Canada 2013

OTTAWA (ONT.) – Dix-huit des patineurs artistiques d’élite du Canada se rendront à Saint John, au Nouveau-Brunswick, pour affronter un grand nombre des meilleurs patineurs artistiques au monde, à l’occasion des Internationaux Patinage Canada 2013. L’événement se déroule du 25 au 27 octobre 2013, au Harbour Station.

Les Internationaux Patinage Canada représentent la deuxième de six compétitions du circuit annuel du Grand Prix ISU de patinage artistique de l’Union internationale de patinage (ISU), qui permet aux patineurs de se qualifier pour la finale du Grand Prix ISU, qui aura lieu du 5 au 8 décembre, à Fukuoka, au Japon. De nombreux concurrents qui prendront part à l’édition de cette année des Internationaux Patinage Canada espèrent concourir aux Jeux olympiques d’hiver 2014, à Sotchi, en Russie.

Le triple champion du monde en titre, Patrick Chan, 22 ans, de Toronto, Ont., est le premier de trois inscriptions canadiennes chez les hommes. Patrick, qui représente le Granite Club, a remporté cet événement trois fois dans le passé. La saison dernière, il a été médaillé d’argent aux Internationaux Patinage Canada, médaillé d’or à la Coupe Rostelecom et médaillé de bronze à la finale du Grand Prix ISU. Il s’entraîne avec Kathy Johnson au Club de patinage de Detroit.

Le médaillé de bronze aux Championnats canadiens, Andrei Rogozine, 20 ans, de Richmond Hill, Ont., représentera aussi le Canada chez les hommes. Andrei a concouru à cet événement en 2011, se classant septième. Le champion du monde junior de 2011 a terminé en 10e place aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013 et au 13e rang aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013, la saison dernière. Il s’entraîne avec Inga Zusev et Andrei Berezintsev, au Club de patinage artistique de Richmond Hill.

Représentant le Club de patinage des Deux-Rives et concourant dans la division masculine, Elladj Baldé, 22 ans, de Pierrefonds, Qc, a fini au 10e rang à cet événement en 2011 et en 7e place en 2012. La saison dernière, Elladj s’est classé quatrième aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013, et 18e aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013. Il s’entraîne au Club de patinage de Detroit avec ses entraîneurs Yuka Sato et Jason Dungjen.

La championne canadienne Kaetlyn Osmond, 17 ans, de Marystown, T.-N. et Sherwood Park, Alb., retournera aux Internationaux Patinage Canada pour défendre son titre. La saison dernière, elle a remporté la médaille d’or au Trophée Nebelhorn en Allemagne, s’est classée septième aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013 et huitième aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013. Ravi Walia entraîne Kaetlyn, qui représente le Club de patinage artistique Ice Palace.

Amélie Lacoste, 24 ans, de Delson, Qc, représentera aussi le Canada dans la catégorie féminine. Elle a concouru à cet événement quatre fois, remportant la médaille de bronze en 2010. Représentant le CPA du Roussillon, elle est la championne canadienne de 2012. La saison dernière, elle s’est classée huitième aux Internationaux Patinage Canada, sixième à la Coupe de Chine et neuvième aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013. Amélie s’entraîne avec Christy Krall à Colorado Springs, Colorado.

Veronik Mallet, 19 ans, de Sept-Îles, Qc, est la troisième inscription canadienne chez les femmes. Plus tôt cette saison, elle a obtenu une quatrième place au Trophée Nebelhorn, en Allemagne. La saison dernière, la représentante du CPA Sept-Îles s’est classée cinquième aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013. Veronik s’entraîne au CTC Contrecœur avec Annie Barabé et Sophie Richard.

Les médaillés de bronze des Championnats du monde et deux fois champions canadiens en titre, Meagan Duhamel, 27 ans, de Lively, Ont., et Eric Radford, 28 ans, de Balmertown, Ont., sont l’une de trois inscriptions canadiennes en patinage en couple. Il s’agira de leur quatrième participation à cet événement, ayant remporté la médaille de bronze en 2011 et d’argent en 2012. Représentant le CPA Walden et le CPA Saint‑Léonard, Meagan et Eric ont gagné la médaille d’or aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013. Ils s’entraînent avec Richard Gauthier et Bruno Marcotte au CPA Saint-Léonard.

Paige Lawrence, 23 ans, de Kennedy, Sask., et Rudi Swiegers, 26 ans, de Kipling, Sask., sont la deuxième inscription en patinage en couple du Canada. Paige et Rudi ont concouru à cet événement trois fois dans le passé, remportant la médaille de bronze en 2010. Les médaillés de bronze des Championnats canadiens 2013 représentent tous deux le CPA Wawota. La saison dernière, ils se sont classés quatrièmes aux Internationaux Patinage Canada et à la Coupe de Russie, ainsi que sixièmes aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013. Paige et Rudi s’entraînent à Melville, Sask., et à Virden, Man., avec leurs entraîneurs Patricia Hole et Lyndon Johnston.

Margaret Purdy, 18 ans, de Strathroy, Ont., et Michael Marinaro, 21 ans, de Sarnia, Ont., sont la dernière inscription canadienne en patinage en couple. Représentant le CPA Watford et le CP Point Edward, l’équipe s’est classée huitième la semaine dernière à Skate America 2013. La saison dernière, Margaret et Michael ont été médaillés d’argent aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013 et se sont classés cinquièmes aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013. Scott Rachuk et Alison Purkiss entraînent Margaret et Michael au Competitive Skating Centre of Strathroy.

Les danseurs sur glace Tessa Virtue, 24 ans, de London, Ont., et Scott Moir, 26 ans, d’Ilderton, Ont., ont été quatre fois champions des Internationaux Patinage Canada, remportant le titre plus récemment en 2012. Les champions olympiques de 2010 ont été médaillés d’argent la saison dernière aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013, aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2013 et à la finale du Grand Prix 2012. Représentant le CP Ilderton, Tessa et Scott, cinq fois champions canadiens, s’entraînent avec Marina Zoueva, Johnny Johns et Oleg Epstein, à l’Artic Edge Ice Arena, à Canton, Michigan.

Kaitlyn Weaver, 24 ans, de Waterloo, Ont., et Andrew Poje, 26 ans, de Waterloo, Ont., représenteront aussi le Canada en danse sur glace. La saison dernière, Kaitlyn et Andrew se sont classés cinquièmes aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013. Ils ont aussi été médaillés de bronze à leurs deux affectations sur le circuit du Grand Prix ISU, à la Coupe de Chine et à Skate America. L’équipe qui représente le CPA Sault et le CP Kitchener-Waterloo a été médaillée d’argent à son premier événement, la U.S. International Figure Skating Classic 2013. Ils s’entraînent avec Pasquale Camerlengo et Angelika Krylova à Bloomfield Hills, Michigan.

Alexandra Paul, 22 ans, de Barrie, Ont., et Mitchell Islam, 23 ans, de Barrie, Ont., sont la troisième inscription canadienne dans la catégorie de danse sur glace. Les représentants du CP Barrie ont antérieurement concouru à cet événement en 2010, se classant quatrièmes. La saison dernière, Alexandra et Mitchell ont obtenu le quatrième rang aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013. Ils ont amorcé cette saison avec une médaille de bronze au Trophée Nebelhorn, en Allemagne. Alexandra et Mitchell s’entraînent au Club de patinage de Detroit sous la direction de leurs entraîneurs Pasquale Camerlengo, Angelika Krylova et Massimo Scali.

Les chefs d’équipe à cet événement sont Petra Burka, de Toronto, Ont., et Carolyn Allwright, de Kitchener, Ont. Le Dr Marni Wesner, d’Edmonton, Alb., et la physiothérapeute Cathy Striowski, de Toronto, Ont., constituent le personnel médical canadien. Les officielles canadiennes à l’événement seront Karen Butcher, de Greely, Ont., Beth Crane, de Burnaby, C.-B., et Benoît Lavoie, de Baie St-Paul, Qc.

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Moore-Towers et Moscovitch gagnent la médaille d’argent à Skate America

DÉTROIT – Les Canadiens Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch ont établi une note record personnel en route vers la médaille d’argent en couples, dimanche, à Skate America, la première étape du circuit du Grand Prix de patinage artistique de l’UIP.

Les champions du monde Tatiana Volosozhar et Maxim Trankov, de Russie, ont gagné la médaille d’or avec 237,71 points. Moore-Towers et Moscovitch ont suivi avec 208,45 et Ksenia Stolbova et Fedor Klimov, de Russie, ont terminé troisièmes avec 187,35. C’est le même ordre pour les trois premiers qu’à la suite du programme court de samedi.

« Ceci est le genre de début que nous voulions définitivement dans une année olympique, a dit Moscovitch, de Toronto. C’est une confirmation que nous faisons la bonne chose avec nos programmes. Et nous savons qu’il y a encore beaucoup de place pour de l’amélioration. »

La meilleure note globale précédente de Moore-Towers et Moscovitch était 199,50 quand ils ont terminé quatrièmes aux championnats du monde de l’an dernier.

« C’est vraiment une combinaison de facteurs qui nous ont aidés à obtenir ces notes si tôt dans la saison, a dit Moore-Towers, de St. Catharines, en Ontario. Nos programmes sont beaucoup plus constants et nous sommes bien meilleurs pour raconter une histoire quand nous patinons. »

Margaret Purdy, de Strathroy, en Ontario, et Michael Marinaro, de Sarnia, en Ontario, ont terminé huitièmes.

La prochaine étape dans le circuit est Patinage Canada International du 25 au 27 octobre à St. John, au N.-B.

Louis Daignault

La légendaire famille Burka puise sa force dans le patinage

Une décision prise sous l’impulsion du moment, sous peine de catastrophe et de tragédie, a fait toute la différence pour Ellen Burka.

D’origine hollandaise et très silencieusement juive, elle avait été emmenée dans un camp de concentration où on lui a demandé d’inscrire son métier. Elle aurait pu écrire « étudiante », mais elle a griffonné « championne de patinage artistique des Pays-Bas ».

Ces mots lui ont sauvé la vie.

« Le commandant allemand du camp était mordu de patinage artistique », a affirmé Ellen, mardi, à Toronto, où on célébrait son intronisation au Jewish International Sports Hall of Fame, conjointement avec sa fille Petra Burka, championne du monde de patinage artistique. « Il adorait le patinage artistique », a-t-elle ajouté. Pour cette raison, Ellen a bénéficié de privilèges qui n’étaient pas offerts aux autres. On lui permettait de travailler à la ferme et de faire un peu d’entretien ménager. Un jour, toutes les femmes de son camp, sauf Ellen, ont été envoyées au camp d’extermination d’Auschwitz.

Ellen a survécu à deux camps de concentration. À présent âgée de 92 ans, jouant toujours un rôle de premier plan et trop menue pour être vue derrière un podium, Ellen a grimpé sur un petit banc pour faire face à une foule composée de personnalités du patinage artistique et déclaré avec enthousiasme, comme si elle dirigeait son Theatre on Ice : « Ceci est tout à fait stupéfiant pour moi. Je ne m’y attendais pas. Je ne l’ai appris qu’il y a six semaines. »

En fait, Ellen a été intronisée au Jewish Sports Hall of Fame en 2010, mais étant donné que la cérémonie avait lieu en Israël, beaucoup trop loin, elle n’y a pas assisté. Petra, la championne du monde de 1965 et la première femme à réussir un triple saut, a été intronisée en 2012.

« Je n’ai aucune idée pourquoi j’ai été intronisée », a mentionné Ellen. « J’avais complètement oublié ». Un courriel reçu il y a six semaines a servi de rappel – un avis de convocation à une cérémonie spéciale d’intronisation au Toronto Cricket, Skating and Curling Club, où Ellen avait travaillé pendant si longtemps. Dans les coulisses se trouvait l’entrepreneur et philanthrope de Toronto, Sidney Greenberg, un ancien joueur de basketball qui avait lui-même été intronisé au Temple, il y a de nombreuses années pour avoir fait « une importante contribution à la société par l’intermédiaire du sport ». Sidney a joué un rôle clé dans les programmes offerts à la Maison du Canada, une patinoire d’origine canadienne dans la pauvre ville frontalière de Metula, en Israël, où se réunissent de jeunes Arabes et Juifs grâce au jeu, tout particulièrement le hockey.

Les Burka auraient pu être intronisées plus tôt, mais personne ne semblait connaître leur héritage. Ellen n’avait pas révélé sa judaïté pendant de nombreuses années, n’en informant ni Petra ni sa sœur Astra avant qu’elles n’aient atteint l’âge de 16 ans et 18 ans. En tant que mère seule à Toronto, elle craignait de ne pas pouvoir travailler comme entraîneure de patinage si les gens le savaient. Lorsqu’elle était jeune, aux Pays-Bas, et qu’elle apprenait passionnément à patiner, Ellen a été renvoyée un jour de la patinoire après qu’une enseigne interdise la présence de Juifs. Elle était perplexe. Sa vie est devenue difficile par la suite.

Son histoire est fascinante, a fait observer Sidney Greenberg. Ellen a permis à contrecœur à sa fille Astra de produire Skate to Survive, un documentaire portant sur les 44 premières années de sa vie, en 2008, mais au fil du temps, elle parle de plus en plus de son expérience.

Ellen et Petra sont seulement les sixième et septième athlètes canadiens intronisés au Jewish Sports Hall, après Cecil Hart (hockey), Lew Hayman (football), Fred Oberlander (lutte), Fanny Rosenfeld (athlétisme) et Louis Rubenstein, considéré comme le fondateur du sport moderne de patinage artistique – le type de patinage qui faisait battre le cœur d’Ellen.

Ce Temple compte aussi beaucoup d’autres patineurs artistiques, à part les Burka et Louis Rubenstein : Alain Calmat (France), Sarah Hughes (États-Unis), Lili Kronberger (Hongrie), Emilia Rotter (Hongrie), Laszlo Szollas (Hongrie) et Irina Slutskaia (Russie).

Ellen a vécu et est devenue une force d’innovation, juste assez pour que le sport change pour toujours. Elle était avant-gardiste, rendant courant l’entraînement chaque semaine des mouvements artistiques – Theatre on Ice – qui a attiré des patineurs tels que Toller Cranston, John Curry et Dorothy Hamill, à Toronto, pour travailler. Et sa fille, Petra, a aussi changé le sport, étant la première femme à réussir un triple saut. Sans ne rien savoir, initialement, de la lutte de sa mère ou du sort de ses grands-parents (ils sont décédés dans un camp de concentration), Petra a semblé aussi hériter de la volonté de lutter pour sa survie.

« Ceci est vraiment spécial », a fait remarquer Petra à propos de la cérémonie. « Je ne m’attendais pas à ce genre de réception. Je croyais vraiment que la médaille arriverait par la poste. »

Au contraire. Des personnalités du sport sont arrivées de toutes parts dans l’aire de réception : Donald Jackson, Debi Wilkes, Sandra Bezic, Josée Chouinard, Brian Orser, Maria Jelinek, Frances Dafoe, Tracey Wainman, Tracy Wilson. Le consul général d’Israël, D.J. Schneeweissm, a prononcé les paroles prudentes d’un sage : « Nous ne devrions jamais oublier le passé, mais nous ne devrions jamais permettre qu’il nous limite ».

« Elle était plus qu’une entraîneure de patinage », a soutenu Sandra Bezic, qui a tout d’abord rencontré Ellen, une femme fière et assurée, il y a 50 ans. « L’entraînement avec Madame Ellen n’était pas pour les faibles de nature », a affirmé Sandra. « Elle était dure et s’attendait à ce que ses élèves soient aussi durs. Maintenant, je comprends très bien pourquoi et j’en apprécie la raison.

« À titre d’entraîneure, elle représente une contradiction en soi », soutient Sandra. « Elle était stricte en matière de discipline, mais elle attachait de l’importance à l’esprit libre ». Ellen a éduqué Sandra à propos de la musique, de son inspiration et de ses nuances, suffisamment pour que Sandra devienne l’une des meilleures chorégraphes du sport.

Tracey Wainman estime qu’il est émouvant que sa carrière ait fait une boucle complète avec Ellen, qui l’a entraînée pour devenir médaillée canadienne senior bronze lorsqu’elle n’avait que 12 ans. À présent, Tracey est une entraîneure. « Madame Ellen et moi avons toujours eu une excellente relation », a-t-elle affirmé. « Elle était une personne qui comprenait vraiment ce qui me tracassait en tout temps et pouvait le ressentir. Et, elle réussissait toujours à faire ressortir le meilleur de moi-même. »

Encore, aujourd’hui, si Tracey a une question qui porte sur l’entraînement, elle consulte Ellen. Au printemps, l’intronisée au Temple de la renommée (Temple de la renommée de Patinage Canada, Panthéon des sports canadiens, Ordre du Canada) s’est rendue à la York Region Skating Academy pour jeter un coup d’œil aux patineurs de Tracey. « Ce fut vraiment spécial pour moi », a avoué Tracey.

Et, Tracey transmet ce qu’elle a appris d’Ellen. « Elle était une entraîneure très dure et je me considère aussi une entraîneure dure », a signalé Tracey. Elle n’avait que 10 ans lorsqu’elle a participé au Theatre on Ice d’Ellen, quelque chose que de nombreux clubs ont adopté à présent. L’intention : la chorégraphie ne se limite pas aux pas exécutés. C’est à propos de l’expression de son for intérieur. Voilà le monde selon Ellen, sauvée par sa déclaration de toujours guider la main des patineurs.

Beverley Smith

Des patineurs artistiques canadiens se rendent en France pour la Coupe de Nice

OTTAWA (ONT.) – Le Canada comptera quatre inscriptions à la 18e édition de la Coupe de Nice, une compétition internationale senior qui aura lieu du 23 au 27 octobre 2013, à Nice, en France. Les quatre disciplines seront représentées à l’événement et le Canada aura des inscriptions chez les hommes, les femmes et en danse sur glace.

Kharis Ralph, 21 ans, de Toronto, Ont., et Asher Hill, 22 ans, de Pickering, Ont., ouvriront la voie pour le Canada dans la catégorie de danse sur glace. Il s’agira de leur premier événement de l’année. La saison dernière, Kharis et Asher se sont classés septièmes au Trophée Nebelhorn et huitièmes aux Internationaux Patinage Canada. Ils ont aussi obtenu le cinquième rang aux Championnats nationaux Canadian Tire 2013. Ils s’entraînent au CPA Scarboro avec leurs entraîneurs Carol Lane et Juris Razgulajevs.

Élisabeth Paradis, 21 ans, de Loretteville, Qc, et François-Xavier Ouellette, 21 ans, de Laval, Qc, représenteront aussi le Canada en danse sur glace, à leur première affectation internationale. La saison dernière, ils se sont classés en septième place aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013. Ils s’entraînent avec Marie‑France Dubreuil et Patrice Lauzon, à Montréal, Qc.

Liam Firus, 21 ans, de North Vancouver, C.-B., représentera le Canada chez les hommes. La saison dernière, Liam s’est classé huitième à la U.S. International Figure Skating Classic 2012 et dixième aux Internationaux Patinage Canada. Il a aussi terminé au cinquième rang aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire 2013. Lorna Bauer et Christy Krall entraînent Liam, au Club de patinage Vancouver.

Alexandra Najarro, 18 ans, de Richmond Hill, Ont., sera l’inscription canadienne chez les femmes. Elle a raté la saison 2012-2013 en raison de blessure. Antérieurement, elle a obtenu le 13e rang aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique 2012 et la quatrième place aux Championnats canadiens de patinage artistique 2012. Elle s’entraîne avec Tracey Wainman, au York Region Skating Academy WC, à Toronto, Ont.

Cynthia Ullmark, de Canmore, Alb., voyagera avec l’équipe comme chef d’équipe.