PROFIL COMMUNAUTAIRE : « TROUVER SON IDENTITÉ »

En juin, nous commémorons le Mois national de l’histoire autochtone, qui nous donne l’occasion de mettre en valeur et de célébrer la communauté autochtone. Patinage Canada a accompli et continue à faire un travail de fond en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, mais nous savons qu’il reste à exécuter un travail crucial, relativement à l’inclusion.

Dans le but d’appuyer un environnement inclusif, en ce Mois national de l’histoire autochtone, nous partageons des histoires personnelles de notre communauté de patinage. Vous trouverez ci-dessous l’histoire de Clifford A. Mushquash, membre de la Première nation de Pays Plat, en Ontario.

 ***

Quand j’ai commencé à patiner, je n’avais pas de liens très profonds avec mon identité ojibway. J’ai grandi dans une famille biraciale à Sioux Lookout, mais je n’avais pas la profonde compréhension culturelle que je possède maintenant. La langue et les enseignements traditionnels n’ont pas été transmis dans ma famille.

L’importance de comprendre son identité et son histoire n’a pas été discutée au cours de mes années formatrices, comme c’est le cas maintenant, en particulier dans la communauté du patinage. Je suis devenu membre de l’Association canadienne de patinage artistique en 1991, lorsque mes parents m’ont inscrit à un programme d’initiation au patinage, offert par le Club de patinage artistique de Sioux Lookout. J’ai fait mes débuts dans les spectacles sur glace en tant que mésange jaune, exécutant la danse des oiseaux – oui, la danse des oiseaux! Je garde de bons souvenirs de mon apprentissage du patinage et de ma participation à des spectacles sur glace. Maintenant, mon implication dans le patinage est à titre d’évaluateur et d’officiel.

En grandissant, j’ai commencé à connaître mon identité et à vraiment comprendre l’histoire de mon peuple. Trouver mon identité et apprendre ma culture ne sont pas des choses qui se sont produites du jour au lendemain. Il m’a fallu de nombreuses années à écouter les aînés et les gardiens du savoir et à apprendre d’eux, avant que je comprenne vraiment mon moi autochtone. C’est grâce à des études universitaires et à des conversations difficiles que j’en suis venu à comprendre ce qu’est la colonisation et comment ma famille et moi avons été touchés.

 Aujourd’hui, je suis un fier membre des Premières Nations, mais je reconnais que j’ai plus à apprendre pour vivre mino-bimaadiziwin (la belle vie). Je suis un travailleur social formé (détenteur d’un baccalauréat en sociologie et d’un baccalauréat spécialisé en travail social de l’Université Lakehead) et je termine actuellement une maîtrise en santé publique, avec une spécialisation en santé autochtone et nordique. Je travaille comme adjoint administratif pour le programme de professeurs de langues autochtones, à la Faculté d’éducation de l’Université Lakehead. Ce programme forme et qualifie les locuteurs parlant couramment l’ojibway, l’oji‑cree et le cri comme professeurs de langues autochtones. Ce programme vise à revitaliser la langue, en utilisant des méthodes d’enseignement et d’apprentissage autochtones. Mon travail et mon éducation me placent face à face avec la culture et les réalités des peuples autochtones du Canada. Il peut être émotionnellement fatigant de faire ce genre de travail, mais savoir que j’apprends tout en aidant me permet de m’épanouir et d’avoir l’énergie pour continuer.

Nous sommes parvenus à un moment, en tant que pays et de sport, où nous tenons un miroir devant nous-mêmes et examinons de très près ce que nous devons faire, pour que notre sport et notre société puissent être plus équitables, diversifiés et inclusifs pour tous. Pour moi, ceci signifie que je peux apporter, au patinage, mon savoir et mes expériences vécues, qui seront appréciés et acceptés. Je ressens de la joie lorsque d’autres officiels et bénévoles me posent des questions sur la culture autochtone ou l’histoire coloniale du Canada, parce qu’ils veulent vraiment approfondir leur compréhension, afin qu’ensemble nous puissions faire mieux. Patinage Canada a une excellente occasion d’être un chef de file dans la façon dont l’éducation sur la lutte contre le racisme et la lutte anticoloniale, ainsi que les mesures prises à ces égards, peuvent bien se dérouler. Les officiels et les bénévoles du sport peuvent tirer des leçons de l’éducation sur l’équité, la diversité et l’inclusion, dans la communauté du patinage, et les intégrer dans d’autres aspects de leur vie. L’organisation a créé un précédent pour d’autres organismes sportifs et offert la collaboration, ce qui fait la beauté de ce travail. Il me donne de l’espoir pour l’avenir.

Ensemble, nous pouvons nous faire les champions de cette cause.

***

Patinage Canada remercie Clifford A. Mushquash d’avoir partagé son histoire et sensibilisé la communauté du patinage.  

Patinage Canada est heureux d’annoncer une Initiative d’histoires autochtones en patinage artistique et vous invite à partager votre histoire. Cette initiative visant à recueillir les histoires des peuples autochtones en patinage artistique, au Canada, s’appuie sur les appels à l’action n° 87 à 91 pour le sport et la réconciliation, de la Commission de vérité et réconciliation. Nous visons à créer un espace pour les histoires des peuples autochtones en patinage artistique. Celles‑ci permettront de mieux comprendre les expériences vécues par les Premières Nations, les Métis et les Inuits, dans le sport du patinage artistique au Canada. Vos histoires appuieront également les efforts déployés par Patinage Canada, pour mieux mettre en vue les peuples autochtones en patinage artistique.  

Merci de songer à participer à cette initiative. Veuillez cliquer ici pour plus de renseignements.

 

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N'hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.