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Profil d’une olympienne : Kaetlyn Osmond

Elle n’en est qu’à ses débuts, Kaetlyn Osmond, cette patineuse âgée de 18 ans avec un flair peu commun et, à présent, double championne canadienne en voie d’aller aux Jeux olympiques de Sotchi.

Elle s’épanouit, malgré une saison remplie de blessures. Ce n’était pas par accident, dans l’ordre des choses, que Kaetlyn a décidé de faire créer, pour elle, un programme long cette année dans lequel elle représenterait Cléopâtre, une femme forte. Cléopâtre était la première pharaonne d’Égypte à l’époque, refusant de régner conjointement avec un homme, comme la coutume le voulait. Elle était tellement puissante et charmante, qu’elle en était à quelques ignobles batailles près de devenir souveraine du monde occidental.

Cléopâtre est la métaphore parfaite pour le but de Kaetlyn : s’emparer du pouvoir. « C’est exactement la même chose que je voulais faire cette année », a-t-elle affirmé. « C’est ma propre ascension au haut du podium aux Jeux olympiques. Nous tentions d’incorporer l’histoire de Cléopâtre dans ma propre vie. Et, c’est exactement ce que je veux. »

Kaetlyn est venue de loin et a fait beaucoup de chemin pour se rendre là où elle se trouve à présent. Elle a commencé à patiner à la seule patinoire à Marystown, Terre-Neuve, à l’âge de deux ans pour suivre la sœur Natasha, avant que la famille déménage à Montréal, puis à Sherwood Park, en Alberta, près d’Edmonton. Grâce à tout ce qu’elle a appris en cours de route, Kaetlyn a enregistré le début le plus impressionnant à un championnat du monde, par une Canadienne, en plusieurs décennies : quatrième dans le programme court, huitième au classement général.

Elle est la compétitrice suprême, aimant le bruit du combat, remplissant la patinoire de sa présence. Peut-être qu’elle ne gravira pas la plus haute marche du podium à ces Jeux olympiques. Elle est réaliste, tout comme son entraîneur, Ravi Walia. Elle est relativement nouvelle sur la scène internationale et apprend à connaître ses exigences, ayant fait son apparition il n’y a que deux ans. Certaines de ses rivales concourent depuis 10 ans (Carolina Kostner), d’autres, depuis moins longtemps (Julia Lipnitskaia). Cette saison, le cheminement de Kaetlyn vers le podium a été entravé par des blessures consécutives. Les problèmes ont tempéré ses projets, sinon son esprit.

L’an dernier, elle a réussi une combinaison triple-triple dans le programme court, à bon escient. Cette année, elle comptait aussi l’exécuter dans le programme long, mais à la suite d’une réaction au stress de son pied gauche pendant l’été, puis une déchirure du tendon du jarret qui l’a obligée à se retirer des Internationaux Patinage Canada, à Saint John, au Nouveau‑Brunswick, en octobre dernier, Ravi Walia a dû modifier son cheminement vers Sotchi.

La deuxième blessure était pire que la première. Sa réaction au stress lui permettait quand même de patiner sur son pied, bien qu’elle ne puisse exécuter tous les sauts. La blessure au tendon du jarret a complètement entravé Kaetlyn. « Lorsque je suis retournée sur la glace, je pouvais à peine faire mes croisés », a-t-elle dit. « J’ai dû travailler à tellement de carres et faire tellement d’exercices de poussées-élans avant même de penser à faire des sauts. » Habituellement, elle ajoutait les pirouettes avant les sauts, mais le deuxième jour après son retour, elle était sur le point d’exécuter une pirouette lorsqu’elle a ressenti une douleur insoutenable. Elle a perdu deux semaines et demie pour se rétablir, puis a passé deux autres semaines à faire seulement des exercices de poussées-élans.

Finalement, après un bon effort dans le programme long au Défi Patinage Canada, lorsqu’elle était en cinquième place dans le programme court, Kaetlyn a appris une autre leçon : oublier le programme court, peu importe à quel point il est bon ou mauvais. Maintenant, elle patine plus vigoureusement que jamais.

Tous les problèmes ont leur bon côté : Kaetlyn a été tenue d’apprendre une technique parfaite. Elle ressentait de la douleur si elle utilisait la mauvaise technique. Elle a aussi appris à surmonter l’adversité avec confiance, « sachant que, peu importe ce qui arrive, bon ou mauvais, je peux toujours maintenir une attitude positive, garder ma concentration et mon calme et être capable de patiner. »

Ses buts à Sotchi sont de continuer avec la même liste de sauts que la saison dernière et, ainsi, terminer parmi les huit premières. Kaetlyn ne tentera pas les plus difficiles combinaisons triple‑triple parce qu’elle affirme ne pas avoir suffisamment d’expérience de compétition pour les intégrer en vue d’un événement aussi important que les Jeux olympiques – sa première compétition internationale cette saison.

Elle admet qu’elle est probablement prête à faire des combinaisons triple-triple plus difficiles (elle travaillait à un triple flip – triple saut de boucle piquée). « Ils sont extrêmement faciles pour moi », dit-elle. Elle tient à exécuter deux programmes sans faute et montrer qu’elle peut se rétablir de quoi que ce soit et être prête. Si elle ne s’était pas blessée, elle suivrait néanmoins le même cheminement, fait-elle remarquer. « Mon seul objectif est de faire mieux que l’an dernier », précise-t-elle.

« C’est réaliste », soutient Ravi Walia. « Elle veut exécuter parfaitement deux programmes sans faute, ce qui pourrait lui donner un meilleur classement qu’une huitième place », a-t-il dit. « Ceci dépend aussi réellement de la façon dont les autres patineuses patineront. » Il sait que Kaetlyn n’a pas le contenu le plus difficile dans son programme. Si les autres patineuses de niveau international patinent de leur mieux, elles auront d’excellents résultats. Son effort pour exécuter un triple-triple dans un programme long durant une compétition d’été s’est mal soldé. Le mieux, à Sotchi, est qu’elle se fie à ce qu’elle a fait de nombreuses fois, avec des combinaisons sur lesquelles elle peut se fier.

« L’an dernier, elle avait appris ces choses tellement rapidement et maintenant elle a eu une année de plus pour s’exercer et c’est pourquoi elle patine de façon cohérente durant l’entraînement et pourquoi elle a tellement confiance », a soutenu Ravi. Ses tribulations ont été en fait une bénédiction, affirme Kaetlyn. Elle a été stupéfiée de son effort aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire. Aux Jeux olympiques, qui sait ce qui pourrait arriver.

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Beverley Smith

Profil d’une olympienne : Gabrielle Daleman

Il semblait que jamais Gabrielle « Gabby » n’enlèverait la veste d’équipe olympique qu’elle avait méritée pour avoir remporté la médaille d’argent aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire.

Au cours des journées qui ont suivi la présentation du Comité olympique canadien, Gabby est restée sur place, aux championnats, appuyant son frère, Zachary Daleman, qui a terminé cinquième dans l’épreuve masculine novice. Partout où Gabby allait, elle portait sa veste rouge et noire.

Ce fut le meilleur cadeau de fête qu’elle puisse imaginer. Gabby a été sélectionnée pour les Jeux olympiques à l’âge de 15 ans, puis elle a célébré son 16e anniversaire le lundi suivant, 13 janvier. Chose étrange, Gabby a la même date de naissance que son idole, Joannie Rochette, qui a gagné une médaille de bronze aux plus récents Jeux olympiques d’hiver, à Vancouver.

« Les mots me manquent pour décrire comment excitée je serais », a avoué Gabby avant l’annonce de l’équipe. Les Jeux olympiques ont lieu tous les quatre ans et de savoir que je serais la plus jeune me ferait le plus grand plaisir. »

À l’origine, la petite patineuse de Newmarket, Ontario, n’était pas impressionnée par l’idée de patiner. Sa mère, Rhonda Raby, était une partisane du patinage qui avait inscrit Gabby à un programme de patinage lorsqu’elle n’avait que quatre ans. « Je comptais parmi les enfants qui ne voulaient pas aller sur la glace au début », a-t-elle dit. « Je pleurais. Je suppliais de ne pas aller sur la glace. Mais, après quelques semaines de larmes, ma mère m’a simplement dit : « Vas-y ». Ensuite, personne ne pouvait me faire quitter la glace. »

Lorsque Gabby avait huit ans, elle a vu Joannie Rochette à la télévision et a commencé à sauter partout dans le salon. « Et, c’est à ce moment que j’ai su que je voulais être une patineuse de compétition et l’imiter », a déclaré Gabby.

Gabby s’est démenée pour se tailler une place aux Jeux olympiques, son rêve étant né lorsqu’elle a terminé deuxième aux championnats canadiens l’an dernier, durant sa première année seulement comme senior. Dans son esprit, ceci voulait dire qu’elle devait comprimer trois ans de patinage au niveau senior en une année pour faire partie de l’équipe. Elle a mis les bouchées doubles, insérant deux triple-triple dans son répertoire, y compris le formidable triple Lutz – triple saut de boucle piquée, une combinaison qu’exécutent de nombreuses patineuses au haut de l’échelle internationale. « Je savais que j’avais besoin de ça pour réussir », a-t-elle dit.

Sa note finale de 182,47 points l’a visiblement stupéfiée; son record précédent, établi plus tôt dans la saison, était de 174 points. « Je ne m’attendais pas du tout à cette note », a-t-elle signalé. « Dès le début, je ne me concentrais même pas sur ma note, mais plutôt sur ce que je devais faire pour atteindre mon but. » Elle était un peu nerveuse au moment d’aller sur la glace, sachant tout ce qui était en jeu, mais elle s’est calmée en se disant qu’elle savait quoi faire et devait faire confiance à son entraînement. Elle a lutté pour chaque point obtenu.

Les sauts représentent sa partie favorite du patinage, mais elle a aussi beaucoup travaillé à améliorer sa note de composantes de programme, faisant appel à Lori Nichol pour concevoir, pour la première fois, les deux programmes. Lori avait chorégraphié son long programme l’an dernier. « J’aime beaucoup m’entraîner pour mes programmes », affirme-t-elle. « C’est un plaisir de travailler avec Lori. Elle exige beaucoup de moi. »

L’un de ses entraîneurs, Andrei Berezintsev, soutient que Gabby s’est améliorée à tous les égards cette saison. « Je crois en fait qu’elle pourrait être sélectionnée pour les Jeux olympiques; elle repousse ses limites. »

Andrei travaille avec Gabby depuis cinq ans. Lorsqu’il l’a vue pour la première fois, elle exécutait un a simple Axel, mais trichait un double Salchow. « Mais, j’aimais qu’elle avait toujours le sens du spectacle », a-t-il fait observer. « Sur la glace, on peut toujours la voir. »

Ce fut une intense saison. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle fait hors glace, lorsqu’elle ne patine pas, Gabby pense tout d’abord : « Si je ne patine pas, habituellement je vais chez le physiothérapeute ». Elle se met à rire, et ajoute : « Je suis une athlète, vous savez ». Elle aime passer du temps avec un groupe d’environ six amis, dont la plupart étaient aux Championnats canadiens. « Mais, surtout je reste à la maison et j’essaie de me détendre et de m’étirer », signale-t-elle. « Le patinage occupe presque toute ma vie. Et, ça me va parce que je sais que j’en serai récompensée et c’est ce que j’aime faire. »

La carrière de Gabby ne fait que commencer. La double championne canadienne Kaetlyn Osmond, qui a battu un fort groupe de femmes à son premier événement du Grand Prix, les Internationaux Patinage Canada, il y a un an et demi, a aussi poussé Gabby. « Ce que Kaetlyn a fait l’an dernier était vraiment extraordinaire », a soutenu Gabby. « Je sais qu’elle est une sensationnelle compétitrice. Elle est une excellente patineuse, une bonne amie et une fille merveilleuse et j’aime concourir contre elle. »

Amitié à part, Gabby estime qu’elle n’a pas toujours besoin d’être la demoiselle d’honneur. « Un jour, je veux la battre », dit-elle. « Je dois continuer à pousser parce que nous voulons toutes nous trouver au haut des classements. »

Elle a appris beaucoup de leçons en peu de temps : ne pas se concentrer sur les notes, mais ce qu’elle doit accomplir, se fier à son entraînement, ne pas se concentrer à l’excès, ne pas se bouleverser si quelque chose ne fonctionne pas, ne pas exagérer à la suite d’une blessure – connaître ses limites.

Et, malgré son dynamisme, Gabby sait déjà que la perfection n’existe pas. Mais, elle est motivée. Et, n’oublions pas que les Jeux olympiques seront la première importante compétition internationale senior de Gabby. Sur la scène internationale, cette saison, elle a concouru sur le circuit Grand Prix junior.

Beverley Smith

Profil d’olympiens : Kaitlyn Weaver et Andrew Poje

Kaitlyn Weaver et Andrew Poje sont peut-être la deuxième équipe canadienne de danse sur glace au classement à concourir aux Jeux olympiques de Sotchi, mais ils sont eux-mêmes devenus une force charismatique.

Ils choisissent de la musique inoubliable. Ils se donnent corps et âme à leur performance. Ils volent sur la glace à grande vitesse, Andrew une force majeure de six pieds trois pouces, Kaitlyn un coryphée expressif et éblouissant, aux pieds de velours. Ensemble, ils ont obtenu les troisièmes notes les plus élevées (175,23 points) dans le monde de la danse sur glace, cette saison olympique, bien que moins de quatre points séparent quatre équipes qui cherchent désespérément à décrocher la médaille de bronze à Sotchi.

Kaitlyn et Andrew font équipe depuis huit ans et ce fut un tourbillon de succès rapides, de déceptions stupéfiantes, de blessures brutales, de triomphes et d’innombrables ovations. Kaitlyn avait été une danseuse junior de Houston, Texas, l’une de nombreuses patineuses ayant fait un essai avec Andrew, originaire de Waterloo, Ont., durant l’été 2006. Andrew avait suivi sa sœur, Julia, à la patinoire et s’était rendu compte que la danse sur glace lui convenait plus que toute autre discipline. « Au premier essai, nous savions qu’il y avait quelque chose », a signalé Kaitlyn. « Je savais que je devrais faire équipe avec lui. »

« Les gens s’en sont rendu compte dès le début », a déclaré Andrew. « Nous avons fait tellement, si rapidement. Les occasions se multipliaient. Puis, nous avons fait face à des difficultés de croissance ». Andrew a commencé avec l’entraîneur Paul McIntosh lorsqu’il avait cinq ou six ans. Paul était l’un des premiers entraîneurs de Tessa Virtue et Scott Moir. Il semble bien réussir à couver des danseurs sur glace qui deviennent magnifiques.

Jusqu’à présent, ils ont remporté sept médailles aux Championnats canadiens, une médaille de bronze au niveau senior seulement cinq mois après avoir fait équipe. Difficultés : après que Kaitlyn se soit hâtée pour obtenir sa citoyenneté canadienne, ils ont raté par trois centièmes de point la participation aux Jeux olympiques 2010 de Vancouver, une terrible déception.

« C’est toujours douloureux », affirme Kaitlyn. « Je peux vous dire que je suis émue en pensant à ce que nous ressentions à propos de l’événement, il y a quatre ans. Mais, c’est là la raison pour laquelle nous ne voulons plus jamais que ceci se produise et nous avons fait tellement d’efforts depuis les quatre dernières années. Cela semble faire une éternité et nous sommes différents maintenant. »

Ils ont dit qu’il leur fallait une mémoire « à court terme » pour les Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique, qui ont eu lieu une semaine plus tard. Mais, ils ont décidé de ne pas s’apitoyer sur leur sort, se jurant de montrer au monde entier ce qu’ils étaient capables de faire. Et, ils ont gagné, avec grâce.

Cette saison, leur danse courte sur la musique de 42nd Street a reçu des éloges sur la scène internationale.

Leurs transitions vers les éléments sont principalement homogènes. Ils ont beaucoup de bons pas de liaison. Ils exécutent beaucoup de levées novatrices, mais il ne s’agit jamais de levées durant lesquelles les bras et les jambes battent l’air dans d’impossibles positions. Chaque levée crée une image, encadrée de musique. Leurs programmes sont conçus par des personnes créatives : Pasquale Camerlengo et Shae-Lynn Bourne.

La danse libre, en fonction du caractère primitif écrasant de la musique Maria de Buenos Aires, est un chef-d’œuvre d’interprétation, d’après Rod Garrossino, lui-même un danseur sur glace à l’époque. Il n’est pas facile d’interpréter ce tango de genre primitif, affirme-t-il, et ils l’ont saisi parfaitement.

« Cette danse est complètement l’opposé de la danse courte », affirme Andrew. « Elle est très passionnée, le programme dépend dans une large mesure de notre connexion et c’est une opérette de tango. » La musique a du cœur et de l’émotion : parfaite pour cette équipe qui peut verser des larmes en un rien de temps.

En effet, ils ont eu une ovation à leur première séance d’entraînement, juste pour leur présence aux Championnats du monde, à London, Ontario, la saison dernière, après que Kaitlyn se soit fracturé le péroné, le petit os du bas de la jambe. Le pronostic des médecins : Kaitlyn ne pouvait s’attendre à mettre le pied dans la chaussure de son patin avant avril 2013. Les Championnats avaient lieu en mars. Kaitlyn a patiné avec beaucoup de douleur, les broches s’appuyant contre sa chaussure. Ce fut un retour aussi brave que l’effort de Silken Laumann pour se préparer en vue des Jeux olympiques de Barcelone après qu’un accident d’entraînement lui ait mutilé le bas de la jambe.

Kaitlyn affirme que sa mère, Jackie, est le vent dans ses voiles. « Elle est tout pour moi », soutient-elle. « Chaque fois que j’ai des doutes, elle me dit : « Tu es capable ». Elle m’a aidé à devenir la suprême optimiste que je suis, ce que j’ai intégré dans mon partenariat avec Andrew. »

Elle dit qu’elle ne pense plus à la blessure, mais reconnaît que leur retour courageux – et classement en cinquième place aux Championnats du monde – les a incités tous deux à atteindre de plus grands sommets. Ils ont découvert à quel point ils pouvaient exiger d’eux‑mêmes pour faire ce qui semblait impossible.

Leur but est maintenant de gravir les marches du podium olympique, aux côtés de Tessa et Scott. « Je pense que tous avons tous les droits et toutes les habiletés voulues pour être là », a signalé Kaitlyn.

Ils iront aux Jeux olympiques sans aucun regret. « Je crois que nous sommes en excellente position », a ajouté Kaitlyn. « Nous devons simplement continuer à travailler. »

Beverley Smith

Profil d’un olympien : Patrick Chan

Un lourd poids pèse sur les épaules de Patrick Chan sur la voie des Jeux olympiques à Sotchi.

Il se rend à l’événement en tant que triple champion du monde – un exploit difficile compte tenu du système de notation par code de points. Il établit et rétablit les records du monde pour les notes. Et, le Canada n’a jamais remporté l’or olympique dans l’épreuve masculine de patinage artistique, malgré sa riche histoire avec des patineurs comme Donald Jackson, Toller Cranston, Brian Orser, Kurt Browning, Elvis Stojko et Jeff Buttle.

La route vers Sotchi de Patrick a parfois été cahoteuse. Depuis qu’il a terminé cinquième aux Jeux olympiques de Vancouver, un débutant qui se remettait d’une blessure, il a rapidement appris à exécuter un quadruple saut cohérent et dominé la compétition, jusqu’à ce que ses pairs trouvent le moyen de se rattraper. Mais, on ne peut nier sa force. Il possède un ensemble rare d’habiletés.

« Il est différent de tous les autres patineurs », a affirmé Jeff Buttle, qui a chorégraphié son programme court olympique actuel, qui lui a permis d’établir un record.

« Ses aptitudes en patinage sont les meilleures, sans aucune exception », déclare son chorégraphe actuel, David Wilson, qui a conçu son épique style libre olympique sur la musique de Four Seasons.

Patrick détient actuellement deux records du monde pour les notes obtenues, en raison principalement de sa brillante victoire au Trophée Éric Bompard, en France, l’automne dernier. Il a repris de Yuzuru Hanyu son record du monde de 98,52 points dans le programme court, durant ce merveilleux effort en France, jusqu’à ce que Yuzuru le reprenne à la finale du Grand Prix, où il a battu Patrick.

Mais, les notes de Patrick pour le style libre (196,75 points) et la note totale (295,27 points), obtenues en France, sont toujours les meilleures. Il a enregistré une note de 302,14 points (soit 62,70 points de plus que Kevin Reynolds en deuxième place) à un championnat canadien antérieur, mais, naturellement, les notes nationales ne comptent pas. Yuzuru a mérité 297,80 points pour sa victoire aux championnats japonais en décembre 2013.

Né à Ottawa, la veille du jour de l’An de 1990, des immigrants chinois Karen et Lewis Chan, Patrick voulait vraiment jouer au hockey, mais s’est retrouvé dans le programme Patinage Plus. On présumait déjà qu’il continuerait lorsqu’à l’âge de 10 ans, un petit Patrick a terminé en troisième place aux championnats nationaux juvéniles sous la direction de son entraîneur à la voix râpeuse, Osborne Colson, qui même à ce moment savait qu’il avait un patineur spécial. À partir de là, Patrick a récolté les victoires au Canada, gagnant les championnats pré-novice, novice et junior. Sa victoire aux Championnats canadiens 2014 à Ottawa était son septième titre senior national.

Patrick est un patineur vrai de vrai, dont les habiletés ont été perfectionnées par Osborne Colson, qui exigeait que le jeune garçon passe une demi-heure par jour à faire des poussées‑élans de base. Il a laissé un legs à Patrick, probablement le patineur le plus puissant sur le continent, capable d’atteindre les vitesses les plus élevées avec quelques poussées-élans, sans déployer aucun effort à ce qu’il semble. La chorégraphe Lori Nichol a aussi formé Patrick selon sa vision de ce qu’un patineur devrait être d’après elle : avec des jeux de pieds aussi complexes que ceux d’un danseur sur glace. Lori, qui a fait passer Patrick d’un jeune adolescent à une étoile mondiale, soutient qu’elle pouvait lui donner un simple pas, mais avec l’ajout de sa vitesse, de sa profondeur de carres et de l’inclinaison de sa lame, tout à coup, le pas n’était plus aussi facile. Il utilise rarement de simples croisés pour acquérir de la vitesse. Son programme comprend de petits sauts, des virages et des changements inattendus de direction. Ses pieds ne sont jamais immobiles. Il faut un incroyable conditionnement pour être capable de maintenir cet effort pendant les quatre minutes, 40 secondes du programme long. Pour cette raison, Patrick a dû soigneusement trouver un rythme du début à la fin.

À chacun de ses patineurs, Lori montre des vidéos du champion olympique de 1976, John Curry, avec qui elle patinait professionnellement. John, signale-t-elle, était un « véritable maître du raffinement et de la qualité ». Patrick est un patineur plus puissant que John, mais maintenant que Patrick a maîtrisé sa puissance, dit-elle, un léger raffinement peut entrer en jeu.

Étant âgé de 24 ans à présent, Patrick a assumé la responsabilité de son travail, de son entraînement, de ses choix de musique, de son alimentation et de son temps hors glace. Il a gagné la saison dernière, sans avoir les bons outils, fait-il remarquer. « Mais, cette saison, ma situation a complètement changé », affirme-t-il. Il est beaucoup plus heureux, s’entraînant à Detroit, entouré d’amis comme son coéquipier canadien Elladj Baldé et le patineur américain, Jeremy Abott. Ceci pourrait faire toute la différence.

Il n’a pas ajouté d’autres quadruples sauts cette année, gardant le quadruple saut de boucle piquée, individuellement et en combinaison avec un triple saut de boucle piquée. « Je crois avoir tous les éléments dont j’ai besoin », a-t-il fait remarquer. Son plus grand défi sera l’exécution de triples Axels et l’aspect mental, pour conquérir les doutes. Il s’est entraîné diligemment tout l’été, intégrant la mémoire musculaire et le rythme dans ses programmes. Il n’a pas participé à des tournées.

Patrick veut se mettre dans le même état d’esprit que Justin Verlander, lanceur des Tigers de Detroit, considéré comme l’un des meilleurs lanceurs de sa génération, à qui on a demandé, après qu’il ait remporté un match contre les Red Sox de Boston durant la Série mondiale, quand il a su qu’il allait gagner.

« Dès que j’ai mis le pied sur le monticule », a-t-il dit.

« J’ai remarqué que lorsque j’ai remporté mes premiers championnats du monde, dès que j’ai mis le pied sur la glace, je savais que j’allais gagner », a révélé Patrick. « Il n’y avait aucune incertitude, aucun doute, aucun souci. » Tout ce qu’il a fait cette saison, victoire ou non, a été un pas vers Sotchi, travaillant ce qu’il doit réussir.

Tout le monde autour de lui le constate. Elladj Baldé dit que Patrick l’a énormément aidé. « Il s’entraîne mieux que jamais », a fait observer Elladj. « Je ne l’ai personnellement jamais vu patiner comme il patine actuellement. Et, c’est un peu épeurant, car il est déjà un triple champion du monde. Il est en voie de compter au nombre des grands du patinage. »

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Beverley Smith

Le Canada vise l’or dans la nouvelle épreuve par équipe à Sotchi

Jamais une équipe canadienne de patinage artistique n’a fait preuve d’autant de vigueur et de talent que durant la dernière année, sur la voie des Jeux olympiques de Sotchi.
Ceci ne pourrait tomber plus à point étant donné que, pour la première fois, il y aura une épreuve par équipe en patinage artistique aux Jeux. Et, à en juger par les résultats aux Championnats du monde en mars dernier, à London, Ont., les patineurs canadiens comptent avoir un grand impact dans la patinoire de Sotchi.
À London, les Canadiens ont produit d’excellents résultats : Patrick Chan a remporté son troisième titre mondial tandis que Kevin Reynolds a terminé troisième dans le programme court et cinquième au classement général. Les champions de danse olympiques Tessa Virtue et Scott Moir, qui ont été comparés aux légendaires Jayne Torvill et Christopher Dean durant leurs carrières, ont été médaillés d’argent tandis que Kaitlyn Weaver et Andrew Poje ont fait une remontée semblant impossible à la suite de blessures et terminé cinquièmes. Les champions canadiens de patinage en couple Meagan Duhamel et Eric Radford ont remporté une médaille de bronze alors que Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch, qui les talonnaient, se sont emparés de la quatrième place. Même dans l’épreuve féminine, Kaetlyn Osmond, qui a fait ses débuts aux Championnats du monde, a terminé quatrième dans le programme court et huitième au classement général.
À London, Ont., les patineurs canadiens avaient remporté des médailles dans trois des quatre disciplines pour la première fois depuis 2008, mais leurs coéquipiers n’étaient pas loin derrière.
« Je crois que la victoire devrait nous appartenir », a déclaré Dylan à ce moment. « Il est très excitant pour nous de faire partie de cette génération de patineurs. »
Michael Slipchuk n’était pas surpris. « Compte tenu des performances de nos patineurs aux Championnats canadiens et aux Championnats des quatre continents, nous savions que notre équipe patinait bien », a-t-il dit. « Le faire aux Jeux olympiques, c’est tout à fait différent. Mais, nos patineurs ont fait ce qu’ils avaient fait toute la saison. »
L’épreuve par équipe combine les notes pour chacune des quatre disciplines. Et, bien que le Canada soit le favori pour remporter la médaille d’or, il n’a jamais gagné un Trophée mondial par équipe, terminant deuxième deux fois et troisième une fois à l’événement tenu au Japon deux semaines après les Championnats du monde.
Mais, Michael Slipchuk soutient que l’épreuve olympique favorise davantage l’équipe canadienne que le Trophée mondial par équipe, avec ses deux inscriptions pour les hommes, deux inscriptions pour les femmes et une inscription pour le patinage en couple et une aussi pour la danse. « Le Trophée mondial par équipe exploite les points forts des pays comptant des épreuves en simple », a-t-il signalé. « Nos équipes de patinage en couple et de danse ne pouvaient pas vraiment accumuler des points des épreuves en simple. La compétition olympique est de beaucoup préférable parce qu’il y a une épreuve par discipline. Tout le monde est sur un pied d’égalité. »
Au cours de la dernière année, le Canada a accumulé plus de points que tout autre pays (6 053 points), beaucoup plus que l’hôte, la Russie, qui a obtenu 5 459 points, et il est le favori pour gagner l’épreuve. Les autres pays qui se sont qualifiés, par ordre de points, sont les États‑Unis, le Japon, l’Italie, la France, la Chine, l’Allemagne, l’Ukraine et la Grande-Bretagne. Les dix équipes concourent dans un programme court, le 6 février, la veille de la cérémonie d’ouverture, mais seulement cinq avanceront au programme long. Deux substitutions par pays sont permises entre les programmes court et long.
De plus, étant donné que le Japon et la Grande-Bretagne n’ont pas réussi à qualifier un patineur dans l’une des quatre disciplines pour concourir dans l’épreuve, ils peuvent invoquer un « quota d’athlètes supplémentaires » afin d’utiliser un patineur non qualifié pour compléter leur équipe. Le Japon, par exemple, doit ajouter une équipe de patinage en couple, tandis que la Grande-Bretagne n’a pas qualifié de patineur masculin.
Au cours de la dernière année, les concurrents du Canada se sont améliorés, à l’instar des patineurs canadiens, a fait remarquer Michael Slipchuk. Les patineurs canadiens ont participé à des compétitions tôt cette saison pour acquérir de l’expérience et obtenir des rétroactions sur leurs programmes. Certains ont fait face à des frustrations jusqu’à présent : Kevin Reynolds avec des problèmes de chaussures de patins qui lui ont fait rater tous ses événements du Grand Prix et Kaetlyn Osmond a subi une blessure qui l’a obligée à se retirer des Internationaux Patinage Canada et à rater son deuxième événement du Grand Prix. Michael affirme que tous deux sont de retour sur la bonne voie. « Kevin s’est bien entraîné et Kaetlyn est en voie de se trouver là où elle est à l’aise », a-t-il dit. « Je pense que tous les patineurs en sont au point où nous aimerions les voir et nous en aurons une meilleure indication cette semaine.
« Je pense que lorsque nous serons à Sotchi, l’équipe sera prête », soutient Michael.
La stratégie sera importante dans l’épreuve par équipe et le Canada a un plan, mais n’a pas l’intention de les dévoiler, affirme Michael. Les patineurs pour le programme court de l’épreuve par équipe doivent être seulement annoncés d’ici 10 h, la veille de l’épreuve. « C’est comme le hockey, avec l’excellent gardien de but, soutient Michael. Est-ce qu’un pays devrait faire participer tous ses meilleurs patineurs à l’épreuve par équipe et risquer de les fatiguer ou de blesser pour les épreuves individuelles? Le Canada compte un gros avantage : en raison de la taille de son équipe, on a beaucoup d’options, plus que par exemple la Russie, qui ne peut inscrire qu’un patineur chez les hommes aux Jeux olympiques et, par conséquent, n’a qu’un choix pour son représentant masculin dans l’épreuve par équipe.
Et, Michael affirme que malgré certaines préoccupations que l’épreuve par équipe pourrait nuire à la capacité d’un patineur de faire de son mieux dans une épreuve individuelle, aucun membre de l’équipe canadienne n’a signalé ne pas vouloir y participer. « C’est une occasion tellement unique », a-t-il ajouté. « On n’obtient pas l’option durant une année olympique d’aller dans cette patinoire principale et de concourir une fois avant l’épreuve individuelle. » Il croit que l’épreuve par équipe sera bénéfique pour eux dans les épreuves individuelles.
Et, l’équipe doit continuer à exiger beaucoup d’elle-même, à part l’épreuve par équipe. Michael dit qu’il est important de continuer à perfectionner les « troisièmes classements » – ceux qui succéderont au cours de la prochaine période quadriennale – dans l’espoir qu’ils se classeront dans les 12 ou 15 meilleurs aux Jeux. « Nous ne sommes pas certains de ce que l’équipe aura l’air après les Jeux olympiques et nous devrons aller à un championnat du monde et nous tailler des places pour l’année suivante.
« La responsabilité de notre équipe appartient à tout le monde », a-t-il affirmé. « Nous nous attendons à ce que tous les patineurs fassent de leur mieux aux Jeux et n’aient aucun regret. »

Beverley Smith

Tessa Virtue et Scott Moir médaillés d’or à Ottawa et prêts à atteindre le sommet à Sotchi

Oui, Tessa Virtue et Scott Moir ont remporté leur sixième titre canadien devant une foule qui leur a fait une ovation. Une multitude d’oursons en peluche ont parsemé la glace. Et, c’est bien ce qu’ont mérité les champions olympiques qui ont enchanté par la qualité de leur performance donnant l’impression de flotter sur la glace.

Mais, deux équipes qui s’entraînent ensemble tous les jours ont versé des larmes, des équipes qui espèrent être sélectionnées pour Sotchi lorsque la décision sera prise dimanche.

Kaitlyn Weaver et Andrew Poje ont raté une place olympique il y a quatre ans par 0,3 point et, cette fois, ils s’en sont facilement emparés. Et l’autre équipe avec qui ils s’entraînent, formée des jeunes étoiles en herbe, Alexandra Paul et Mitchell Islam, a remporté la médaille de bronze, un an après leur propre immense chagrin lorsqu’une chute dans la danse libre leur a coûté une place aux championnats du monde à London, Ont.

Tessa et Scott ont remporté la danse libre avec 117,87 points, devant Kaitlyn et Andrew qui ont obtenu 110,86 points, une note qui les a étonnés et leur a fait plaisir. Alexandra et Mitchell n’en ont pas cru leurs yeux non plus. Ils ont finalement dépassé les 100 points dans la danse libre, avec une note de 102,97 points.

Dans l’ensemble, Tessa et Scott ont établi un record canadien de 194,03 points. Kaitlyn et Andrew ont terminé avec 183,54 points et Alexandra et Mitchell ont accumulé 170,64 points.

« Nous sommes heureux », a signalé Scott, qui a ajouté que c’était une bonne répétition pour Sotchi que d’avoir à patiner après Kaitlyn et Andrew, qui ont eu une ovation. « Lorsqu’ils enthousiasment la foule comme ça, la pression s’en trouve accrue », a ajouté Scott. « C’est plus réel, c’est davantage ce qui se produira à Sotchi. »

Tessa a admis avoir commis une erreur durant leur dernière volte. « Il faut atteindre le sommet à Sotchi », a-t-elle affirmé. « Ce serait alarmant si nous patinions parfaitement (à ce stade). »

Kaitlyn et Andrew ont autant l’intention d’obtenir un classement digne du podium à Sotchi que Tessa et Scott souhaitent reprendre leur médaille d’or olympique.

« Nous voulons une place sur le podium », a affirmé Kaitlyn. « Nous voulons nous trouver à côté de Tessa et Scott. Je crois que nous avons tous les droits et toutes les habiletés pour nous y rendre. Advienne que pourra. Laissons les juges faire ce qu’ils veulent, mais prouvons au monde entier que nous méritons d’être là. »

Alexandra et Mitchell pouvaient à peine parler après leur performance. « C’est absolument sensationnel », a déclaré Alexandra. « Je ne peux même pas exprimer ce que je ressens. »

« Pendant toute l’année, nous étions persuadés de notre réussite », a soutenu Mitchell. « Mais, du même coup, quand ça arrive, c’est toujours incroyable. Nous sommes si heureux que nous en sommes muets. »

Ils ont dit avoir trouvé la journée très angoissante, mais ils sont passés en mode « automatique » et ont banni les craintes et le stress. « Nous avons fait confiance à notre entraînement », a signalé Mitchell.

Leur chance ratée aux championnats du monde les a transformés en espoirs olympiques. « Ceci nous a extrêmement motivés », a ajouté Mitchell. « Et, cette motivation ne nous a pas quittés de l’année. »

Beverley Smith

L’ÉQUIPE OLYMPIQUE CANADIENNE DE PATINAGE ARTISTIQUE POUR SOTCHI 2014 A ÉTÉ DÉVOILÉE

OTTAWA – Patinage Canada a annoncé aujourd’hui les noms des 17 athlètes officiellement nommés à l’équipe olympique canadienne de patinage artistique et qui disputeront les épreuves simples masculine et féminine, ainsi que les épreuves de patinage en couple et de danse sur glace aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. Les trois patineurs qui participeront à l’épreuve simple masculine : Patrick Chan, Kevin Reynolds et Liam Firus; les deux patineuses qualifiées pour l’épreuve simple féminine : Kaetlyn Osmond et Gabrielle Daleman; les trois couples : Meagan Duhamel et Eric Radford, Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch, ainsi que Paige Lawrence et Rudi Swiegers; et les trois équipes de danse sur glace : Tessa Virtue et Scott Moir, Kaitlyn Weaver et Andrew Poje, ainsi qu’Alexandra Paul et Mitchell Islam, ont été nommés au cours d’une annonce qui a eu lieu au Centre Canadian Tire Centre à Ottawa.

« Je pense à ce moment depuis si longtemps, et il est enfin arrivé. Je ne saurais dire à quel point je suis honoré d’avoir été nommé membre de l’équipe olympique canadienne de patinage artistique », de confier Eric Radford, espoir pour Sotchi 2014 originaire de Balmertown, en Ontario. « Nous continuerons à travailler et à nous entraîner avec ardeur afin de nous préparer à représenter notre pays à Sotchi. »

« Lorsque j’étais petite, j’essayais toujours d’imaginer ce que ce serait que d’aller aux Jeux olympiques », a ajouté Kaetlyn Osmond, de Sherwood Park, en Alberta, et Marystown, Terre-Neuve. « Aujourd’hui, je suis sûre d’y aller, et je ne me suis jamais sentie aussi fière, car je sais que je vais représenter le Canada en Russie. Je suis impatiente de patiner pour tous les Canadiens sur la glace olympique. »

« Cette équipe de patinage artistique qui se prépare pour Sotchi suscite chez nous beaucoup d’enthousiasme », a déclaré Marcel Aubut, président du Comité olympique canadien. « Tous nos patineurs sont des concurrents sérieux, et tous les espoirs sont permis à l’approche des Jeux. Le Canada encouragera ses patineurs lorsqu’ils prendront part à la compétition en Russie et qu’ils montreront au monde pourquoi nous sommes l’hiver. »

L’équipe canadienne qui concourra à Sotchi 2014 a été finalisée à l’issue des Championnats nationaux de patinage 2014 à Ottawa. Avec 17 patineurs, le Canada a réussi à obtenir la qualification de l’équipe de patinage artistique la plus imposante qui participera à la compétition à Sotchi 2014; elle compte trois hommes, deux femmes, trois couples et trois couples de danseurs sur glace. Le Canada est également le pays qui compte le plus grand nombre de patineurs qualifiés pour l’épreuve par équipe qui fera ses débuts à Sotchi.

« Le Canada possède une longue tradition d’excellence en patinage artistique, et nous sommes très fiers de l’équipe nommée pour représenter notre pays aux Jeux olympiques d’hiver, dans quelques semaines », a déclaré Royal Galipeau, député fédéral d’Ottawa-Orléans. « Félicitations à nos patineurs! Les Canadiens seront très nombreux à vous suivre et à vous encourager lorsque vous vous mesurerez aux meilleurs athlètes du monde. Bonne chance! »

Les Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi se dérouleront du 7 au 23 février. À Sotchi, l’Équipe olympique canadienne rivalisera pour la première place au tableau général des médailles.

Liste des patineurs artistiques nommés à l’Équipe olympique canadienne pour Sotchi 2014 :

Simple femmes :

Prénom Nom Ville d’attache
Kaetlyn Osmond Sherwood Park (Alb.); Marystown (T.-N.)
Gabrielle Daleman Newmarket (Ont.)

Simple hommes :

Prénom Nom Ville d’attache
Patrick Chan Toronto (Ont.)
Kevin Reynolds Coquitlam (C.-B.)
Liam Firus North Vancouver (C.-B.)

Couples :

Prénom Nom Ville d’attache
Meagan Duhamel Lively (Ont.)
Eric Radford Balmertown (Ont.)
Kirsten Moore-Towers St. Catharines (Ont.)
Dylan Moscovitch Toronto (Ont.)
Paige Lawrence Kennedy (Sask.)
Rudi Swiegers Virden (Man.)

Danse sur glace :

Prénom Nom Ville d’attache
Tessa Virtue London (Ont.)
Scott Moir Ilderton (Ont.)
Kaitlyn Weaver Waterloo (Ont.)
Andrew Poje Waterloo (Ont.)
Alexandra Paul Barrie (Ont.)
Mitchell Islam Barrie (Ont.)

Ces 17 patineurs artistiques se joignent aux 10 patineurs de vitesse, 10 curleurs, 16 bobeurs, sept lugeurs, quatre athlètes de skeleton, 21 hockeyeuses, huit biathlètes, cinq surfeurs des neiges, 25 hockeyeurs et trois skieurs alpins en tant que nouveaux membres de l’Équipe olympique canadienne. D’ici au mois de février, jusqu’à huit autres équipes seront annoncées.

Meilleures officielles canadiennes de patinage sélectionnées pour les Jeux olympiques d’hiver 2014

OTTAWA (ONT.) – Le Canada comptera trois juges aux Jeux olympiques d’hiver 2014 de Sotchi, en Russie : Jodi Abbott, d’Edmonton, Alb., Karen Butcher, d’Ottawa, Ont. et Karen Howard, de Regina, Sask.

Tous les juges, qu’ils exercent leurs fonctions durant une compétition de club local ou soient qualifiés pour juger au niveau olympique, sont des bénévoles qui vouent d’innombrables heures au sport. Ils doivent accomplir une formation comportant plusieurs niveaux, subir des examens et se prêter à une surveillance afin d’être qualifiés par l’Union internationale de patinage (ISU) pour juger au niveau des Championnats du monde et des Jeux olympiques.

Les pays sont admissibles à compter des juges aux Jeux olympiques en fonction de la qualification de leurs patineurs dans les disciplines féminine, masculine, de patinage en couple et de danse sur glace, pourvu que le pays compte un juge de niveau international admissible. Les noms des pays ont été tirés au sort, à Oberstdorf, en Allemagne, à la fin septembre. Treize pays sont admissibles à compter un juge dans chaque discipline et le Canada a été sélectionné pour nommer un juge dans trois d’entre elles : femmes, patinage en couple et danse sur glace.

Leanna Caron, présidente de Patinage Canada, qui est aussi une officielle qualifiée de l’ISU au niveau des Championnats du monde et des Jeux olympiques, sait que le Canada sera bien représenté par les personnes sélectionnées. « Ensemble, ces trois personnes réunissent plus de 40 ans d’expérience à titre de juges de niveau international dans leurs rôles aux Jeux olympiques d’hiver, à Sotchi. Elles se conforment toutes aux rigoureuses normes de Patinage Canada et de l’Union internationale de patinage pour la qualification dans leurs disciplines. Non seulement compterons-nous nos meilleurs patineurs qui participeront aux Jeux pour représenter le Canada, mais nous aurons aussi trois de nos meilleures officielles. »

Juge internationale de danse sur glace depuis 1999, Jodi Abbott a obtenu ses titres de compétence de l’ISU pour la danse sur glace en 2006 et a jugé cette épreuve aux Jeux olympiques d’hiver 2010, à Vancouver. Elle sera de nouveau affectée à la notation de la danse sur glace aux prochains Jeux olympiques d’hiver.

Karen Butcher a obtenu sa certification en 1998 à titre de juge internationale en patinage en simple et en couple et ses titres de compétence de l’ISU pour ces deux disciplines en 2004. Elle jugera l’épreuve de patinage en couple à ces Jeux. Elle a tout récemment jugé l’épreuve de patinage en couple aux Championnats du monde ISU de patinage artistique 2013.

Compte tenu de l’ajout d’une épreuve par équipes pour le patinage artistique, Karen fera double emploi aux Jeux. Elle sera aussi juge des segments pour les hommes et de patinage en couple de l’épreuve par équipes, qui se déroulera au cours des premières journées des Jeux.

En 2002, Karen Howard est devenue certifiée comme juge internationale de patinage en simple et en couple, recevant ses titres de compétence de l’ISU en 2009. Aussi arbitre qualifiée de patinage en simple et en couple, elle a deux fois exercé ses fonctions aux Championnats des quatre continents ISU de patinage artistique. Elle jugera l’épreuve féminine aux Jeux de Sotchi.